Dix habitants du village de Mbilinga Malehe, dans le groupement Baswagha-Madiwe, territoire de Lubero, au Nord-Kivu, sont détenus depuis vendredi 4 septembre 2026 dans un cachot du Mouvement des jeunes patriotes, un groupe armé présent dans la région. L’information a été confirmée lundi 7 septembre par Justin Paluku Kavalami, président des forces vives de la société civile du groupement Baswagha-Madiwe.
Selon la société civile locale, ces arrestations seraient liées à la perte d’une arme à feu appartenant à un élément du groupe armé, qui aurait été en état d’ivresse au moment des faits survenus jeudi dernier. Justin Paluku Kavalami dénonce des arrestations injustifiées et appelle les autorités compétentes à intervenir pour obtenir la libération des personnes détenues.
Des conditions de détention qualifiées d’inhumaines
Plusieurs femmes figureraient parmi les personnes arrêtées et seraient détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines par la société civile. Le président des forces vives de la société civile du groupement Baswagha-Madiwe demande également aux autorités et aux responsables des VDP de se rendre à Mbilinga Malehe afin de constater les conditions dans lesquelles vivent les populations civiles depuis l’installation de ce groupe armé dans le village.
Un appel à des mesures urgentes pour la sécurité
La société civile appelle enfin les autorités à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des habitants et mettre fin aux détentions arbitraires dénoncées dans cette partie du territoire de Lubero. Les faits documentés ne permettent pas d’établir avec certitude les responsabilités exactes dans la perte de l’arme, ni de confirmer les conditions précises de détention au-delà des déclarations de la société civile.
La situation à Mbilinga Malehe illustre les tensions récurrentes entre les groupes armés et les populations civiles dans le territoire de Lubero. Les autorités compétentes n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces arrestations, et aucune suite judiciaire n’a été annoncée à ce stade. La société civile maintient sa demande d’intervention pour la libération des détenus et l’amélioration des conditions de vie des habitants.
Le Mouvement des jeunes patriotes est un groupe armé dont la présence dans la zone est signalée par la société civile. Les arrestations de vendredi dernier s’inscrivent dans un contexte de cohabitation forcée entre les civils et les éléments armés, où les accusations de détentions arbitraires sont récurrentes. La perte d’une arme à feu, évoquée comme motif des arrestations, n’a pas été confirmée par une source indépendante.
Justin Paluku Kavalami insiste sur la nécessité d’une vérification sur place par les autorités et les responsables des VDP. Cette demande vise à documenter les conditions de vie des populations civiles et à établir les responsabilités dans les détentions en cours. La société civile du groupement Baswagha-Madiwe considère que l’absence de réaction officielle pourrait aggraver la situation des personnes arrêtées et de leurs familles.
Les femmes détenues, dont le nombre exact n’est pas précisé, sont au centre des préoccupations exprimées par la société civile. Les conditions qualifiées d’inhumaines, sans détail supplémentaire dans les informations disponibles, renforcent l’urgence d’une intervention humanitaire et sécuritaire. La demande de libération des détenus s’accompagne d’un appel plus large à la protection des civils dans cette partie du territoire de Lubero.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
