Le Collectif des Artistes et des Culturels du Congo (CAC) a officiellement répondu à l’appel au Dialogue national lancé par le Président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration rendue publique le samedi 29 août 2026, l’organisation dirigée par Bodo Bokabela Roch a exprimé son soutien à cette initiative, tout en insistant sur la nécessité d’une participation effective des artistes et acteurs culturels aux discussions nationales.
Cette prise de position intervient alors que le chef de l’État a cité les artistes parmi les composantes appelées à participer aux consultations provinciales, avant les assises nationales à Kinshasa. Pour le CAC, cette reconnaissance marque une étape importante dans la valorisation du secteur culturel congolais.
La culture comme fondement de la nation
Dans son communiqué, le collectif rappelle que la culture ne peut être reléguée au second plan dans les priorités nationales. Selon Bodo Bokabela Roch, une nation ne se construit pas uniquement à travers ses institutions, ses infrastructures ou son économie, mais également à travers son identité, sa mémoire, ses valeurs et son imaginaire collectif. La culture est présentée comme un « puissant instrument de paix, d’éducation citoyenne, de cohésion sociale et d’unité nationale ».
Cette vision s’inscrit dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux. Le CAC estime que le Dialogue national intervient à un moment décisif et salue la volonté du Président de faire de ce cadre un espace de restauration de la paix et de refondation de l’État.
Des revendications concrètes pour le secteur culturel
Au-delà du soutien affiché, le collectif formule des attentes précises. Il appelle les autorités à traduire en actes les avancées déjà enregistrées dans le secteur culturel, notamment par l’application effective du Statut de l’artiste, la réforme de la gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins, ainsi que la mise en œuvre de la politique culturelle nationale.
Pour Bodo Bokabela Roch, la reconnaissance du rôle de l’artiste doit désormais se traduire par des actes concrets. L’artiste doit pouvoir vivre dignement de son métier, exercer dans un cadre organisé et bénéficier effectivement des droits et protections prévus par les textes en vigueur. Ces revendications s’appuient sur des années de plaidoyer et de mobilisation menées par le collectif en faveur de la professionnalisation du secteur culturel et de l’amélioration des conditions sociales et professionnelles des artistes.
Un appel à l’unité nationale
Dans son message, le CAC invite toutes les parties prenantes au Dialogue à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, la paix, l’unité et la recherche de solutions durables. Le collectif se dit disponible pour mettre son expérience et son expertise au service de cette dynamique, en collaboration avec les institutions de la République et l’ensemble des acteurs du secteur culturel.
« La culture n’est pas un supplément de la Nation : elle en est l’un des fondements », a réaffirmé Bodo Bokabela Roch, avant de conclure : « Au-dessus de nos divergences, il y a la Nation. Et au-dessus de chacun de nous, il doit toujours y avoir le Congo ».
Article Ecrit par Amissi G
Sources: actu30.cd, Eventsrdc
