AccueilActualitéPolitiqueAssemblée nationale : les assistants parlementaires exigent leurs droits

Assemblée nationale : les assistants parlementaires exigent leurs droits

Les assistants parlementaires de l’Assemblée nationale ont adressé une déclaration aux autorités de la République pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des solutions concrètes. Cette démarche, rendue publique ce jeudi, met en lumière un malaise persistant au sein de l’institution parlementaire à Kinshasa, où ces collaborateurs directs des députés nationaux affirment être confrontés à une situation difficile depuis le début de la législature.

Dans leur déclaration, ils indiquent avoir multiplié les démarches et les concertations auprès du Bureau de l’Assemblée nationale, sans obtenir de réponse concrète à ce jour. « Malgré plusieurs concertations, démarches et documents officiellement adressés au Bureau de l’Assemblée nationale, nos préoccupations demeurent, à ce jour, sans suite concrète », peut-on lire dans le document. Cette absence de réaction institutionnelle soulève des interrogations sur la capacité de l’administration parlementaire à répondre aux attentes de son personnel, alors même que le bon fonctionnement de l’institution en dépend largement.

Un rôle essentiel mais des droits en suspens

Les assistants parlementaires rappellent leur rôle dans le fonctionnement quotidien de l’Assemblée nationale. Ils estiment que leur contribution est indispensable à l’exercice des fonctions des députés nationaux, conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Pourtant, plusieurs de leurs droits fondamentaux restent en suspens, ce qui fragilise leur statut et leur capacité à exercer leurs missions dans des conditions dignes.

Parmi leurs principales revendications figure le paiement immédiat des primes des mois de juillet et août, ainsi que du reliquat de 50 % de la prime liée à la session extraordinaire. Ils demandent également la notification de la décision n°035 du 22 septembre portant nomination des assistants parlementaires, ainsi que la délivrance de leurs cartes de service, qu’ils considèrent comme indispensables à leur identification et à l’exercice de leurs fonctions au sein de l’Assemblée nationale.

Des obstacles pratiques qui entravent le travail parlementaire

Au-delà des questions financières, les assistants parlementaires dénoncent des obstacles pratiques qui compliquent leur travail quotidien. L’accès à la salle des séances plénières est un point de tension majeur : ils demandent la levée de la mesure qui les empêche, selon eux, d’accéder à l’hémicycle et dénoncent leur orientation systématique vers les balcons. Cette restriction limite leur capacité à suivre les débats et à assister les députés dans l’exercice de leurs fonctions législatives.

Ils plaident aussi pour la bancarisation de leurs primes, avec l’abandon du système de paiement « Maboko Banque », ainsi que pour le paiement des frais de rentrée scolaire. Ces revendications, en apparence techniques, révèlent des dysfonctionnements plus profonds dans la gestion des ressources humaines de l’Assemblée nationale, avec des conséquences directes sur la vie quotidienne des assistants et de leurs familles.

Un appel au dialogue et à la responsabilité publique

Tout en exprimant leur mécontentement, les assistants parlementaires affirment privilégier le dialogue et une résolution pacifique de la situation. « Nous réaffirmons notre attachement au dialogue et à la recherche de solutions pacifiques. Toutefois, nous ne pouvons continuer à accepter une situation qui porte atteinte à notre dignité, à nos droits et à nos conditions de travail », soulignent-ils. Cette posture mesurée contraste avec la gravité des problèmes soulevés et place la balle dans le camp des autorités parlementaires.

Ils appellent ainsi le président de l’Assemblée nationale, Boji Sangara, à accorder une attention particulière à leurs revendications et à prendre, dans les meilleurs délais, des mesures susceptibles de mettre fin à leurs difficultés. La réponse de l’institution sera scrutée de près, car elle déterminera non seulement le sort de ces travailleurs, mais aussi la crédibilité de l’Assemblée nationale dans sa gestion interne et son respect des droits de ceux qui la font fonctionner au quotidien.

Article Ecrit par Chloé Kasong

Source: actu30.cd

Chloé Kasong
Chloé Kasong
Issue de Kinshasa, Chloé Kasong est une analyste rigoureuse des enjeux politiques et sociaux de la RDC. Spécialisée dans la couverture des élections, elle décortique pour vous l’actualité politique avec impartialité, tout en explorant les mouvements sociaux qui façonnent la société congolaise. Sa précision et son engagement font d'elle une voix incontournable sur les grandes questions sociétales.
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

UDPS et manifestations à Kinshasa : l’unité et l’égalité au cœur des tensions

À Kinshasa, l'UDPS lance un appel à l'unité avant son congrès de décembre 2026, alors que l'AP exige un traitement égal des manifestations. Ces deux dynamiques révèlent les tensions politiques et sociales qui traversent la capitale congolaise.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques