Un incendie a ravagé deux maisons d’habitation dans le quartier Bwinongo, en commune de Mususa, à Butembo, mercredi 26 août 2026. Le sinistre, survenu dans cette zone du Nord-Kivu, a réduit en cendres plusieurs biens, dont une moto et des appareils électroménagers. Selon Célestin Thasihalia, coordonnateur de la Société civile du Congo (SOCICO), le feu aurait été provoqué par un brasero abandonné dans une maison.
Les familles touchées se retrouvent sans toit, exposées aux intempéries. Cette situation soulève une question simple : comment des citoyens, déjà fragilisés par le quotidien, peuvent-ils faire face à une telle perte sans soutien immédiat ?
Un quartier vulnérable face aux risques domestiques
Le quartier Bwinongo, avec ses habitations souvent construites en planches, est particulièrement exposé aux incendies. La propagation rapide du feu, favorisée par la nature des matériaux, a transformé un accident domestique en drame collectif. Les témoignages recueillis sur place décrivent des maisons entièrement consumées, laissant les occupants sans abri ni ressources.
La cause évoquée, un brasero laissé sans surveillance, rappelle que les gestes du quotidien peuvent avoir des conséquences dévastatrices dans des environnements où les mesures de prévention restent limitées. L’absence de dispositifs de sécurité ou de moyens d’intervention rapides aggrave le bilan matériel et humain.
Des familles sinistrées livrées à elles-mêmes
Les victimes de cet incendie ont tout perdu : leur logement, leurs biens de valeur et, pour certaines, leur unique moyen de transport. La moto consumée par les flammes représentait peut-être une source de revenus, un outil de mobilité essentiel dans une ville où les déplacements conditionnent l’accès au travail et aux services.
Le coordonnateur de la SOCICO plaide pour une assistance en faveur de ces familles. Son appel met en lumière l’absence de filet de sécurité pour les sinistrés, qui doivent compter sur la solidarité de proximité ou sur des interventions extérieures souvent aléatoires. La question de la responsabilité publique dans la prévention et la gestion des catastrophes domestiques reste posée.
Un appel à la solidarité et à la prévention
Au-delà de l’urgence humanitaire, cet incendie interroge sur les politiques locales de prévention. Les constructions en matériaux précaires, l’usage répandu de braseros et le manque de sensibilisation aux risques domestiques créent un terrain propice aux drames. Chaque sinistre rappelle la nécessité d’une action coordonnée entre autorités, société civile et habitants.
Pour l’heure, les familles sinistrées attendent un geste concret. Leur vulnérabilité, accentuée par la perte de leurs biens, exige une réponse rapide et adaptée. La solidarité citoyenne, si elle se manifeste, ne saurait remplacer une politique publique durable de protection des populations face aux risques du quotidien.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
