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Bandundu : l’abattoir à l’arrêt expose les consommateurs à des risques sanitaires

À Bandundu, dans la province du Kwilu, l’abattoir public ne fonctionne plus. Cette situation, dénoncée par l’Union des consommateurs du Congo, laisse la population sans contrôle vétérinaire régulier sur la viande qu’elle consomme. Concrètement, des particuliers abattent et vendent librement des animaux, sans inspection sanitaire systématique par les services compétents.

Un abattoir à l’arrêt, des abattages hors cadre

Selon Didier Abukani, président provincial de l’Union des consommateurs du Kwilu, chacun est libre d’abattre sa bête et de la vendre sans que la viande soit contrôlée par les services attitrés. Il précise que les services vétérinaires ont presque disparu avec le temps. Les abatteurs ont fabriqué leurs propres abattoirs devant les maisons, où les consommateurs viennent s’approvisionner sans intervention vétérinaire.

Cette pratique informelle s’est installée dans le quotidien des habitants. Faute d’infrastructure fonctionnelle, l’abattage se déroule dans des conditions qui ne permettent pas de garantir l’hygiène de la viande. L’absence d’inspection vétérinaire signifie qu’aucun professionnel ne vérifie l’état de santé de l’animal avant sa mise en vente. Or, cette étape est essentielle pour écarter les bêtes malades ou porteuses de germes dangereux pour l’homme.

Des risques sanitaires pour les consommateurs

Cette absence de contrôle expose la population à un risque maximum de contamination par des maladies liées à des animaux non inspectés. L’organisation citoyenne estime qu’un contrôle sanitaire efficace permettrait de limiter la consommation de viande provenant d’animaux malades et de prévenir certaines maladies transmissibles à l’homme.

Les consommateurs ne disposent d’aucun moyen de vérifier eux-mêmes la qualité sanitaire de la viande qu’ils achètent. Ils dépendent entièrement des contrôles officiels, qui font aujourd’hui défaut. Cette situation est d’autant plus préoccupante que certaines maladies animales peuvent se transmettre à l’homme par la consommation de viande contaminée. Un contrôle régulier permettrait de réduire ce risque et de rassurer les ménages.

Un appel au renforcement des services vétérinaires

L’Union des consommateurs déplore la faible présence des services vétérinaires sur le terrain. Elle plaide pour un renforcement de leur contrôle afin de mieux protéger la santé des consommateurs. Cette demande vise à rétablir une inspection régulière des animaux abattus et de la viande destinée à la vente.

Pour Didier Abukani, il est urgent que les autorités compétentes prennent des mesures concrètes. Le retour d’un contrôle vétérinaire effectif permettrait de limiter les abattages clandestins et d’assainir le circuit de commercialisation de la viande à Bandundu. En attendant, les consommateurs restent exposés à des risques évitables, faute d’un encadrement sanitaire adéquat.

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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