L’incendie de brousse qui a frappé le secteur de Basonge 1, dans le territoire de Kasongo au Maniema, a laissé derrière lui un paysage de désolation. Plus de 100 hectares de plantations ont été ravagés, et le village de Mweho, situé à 35 kilomètres de Benya Samba, a été entièrement détruit. L’alerte a été donnée lundi 24 août 2026 par l’administrateur du territoire, Nasibu Omari Mwanakasongo, qui décrit une situation alarmante.
Ce sinistre, survenu il y a une semaine, soulève une question lancinante : comment une communauté rurale peut-elle se relever quand ses habitations, ses champs et son bétail partent en fumée ? Les dégâts sont considérables, et les familles sinistrées se retrouvent sans toit ni moyens de subsistance, contraintes de passer leurs nuits à l’extérieur. La sécheresse ambiante, avec ses fortes chaleurs diurnes et son froid nocturne intense, aggrave encore leur vulnérabilité.
Un village rayé de la carte, des vies bouleversées
Mweho n’est plus qu’un souvenir. Les flammes ont tout emporté : les maisons, les récoltes, le bétail. Pour les habitants, c’est un retour à la case départ, sans aucune certitude de lendemain. L’administrateur Nasibu Omari Mwanakasongo ne mâche pas ses mots : « Je monte au créneau pour informer de cet incident majeur. Des biens de valeur et du bétail ont été détruits par les flammes. La situation est alarmante. » Ces propos, rapportés par l’autorité locale, traduisent l’urgence d’une réponse humanitaire.
Les conséquences sociales sont immédiates. Privées de logement, les familles dorment à la belle étoile, exposées aux intempéries. La perte des plantations, qui constituent souvent l’unique source de revenus et de nourriture, fait planer le spectre de l’insécurité alimentaire. Dans un territoire déjà marqué par la précarité, cet incendie de brousse agit comme un multiplicateur de fragilités.
Des capacités locales dépassées, un appel à la solidarité
Face à l’ampleur des pertes, les autorités locales reconnaissent leur impuissance. Les capacités de prise en charge sur place sont jugées insuffisantes pour répondre aux besoins des sinistrés. C’est pourquoi l’administrateur du territoire lance un appel pressant aux autorités provinciales, au gouverneur de province, au président de l’assemblée provinciale, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires.
« Je lance cet appel aux autorités provinciales, au gouverneur de province, au président de l’assemblée provinciale, aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires : une aide d’urgence est nécessaire », a plaidé Nasibu Omari Mwanakasongo. Cette sollicitation vise à obtenir une intervention matérielle et financière immédiate, afin de fournir des abris provisoires, des vivres et une assistance de première nécessité.
L’aide humanitaire, un impératif pour éviter le pire
L’incendie de Mweho met en lumière la vulnérabilité des zones rurales face aux aléas climatiques et aux feux de brousse. Dans le Maniema, où les infrastructures de secours sont limitées, la rapidité de la réponse humanitaire sera déterminante. Chaque jour qui passe sans assistance accroît les risques sanitaires et alimentaires pour des familles déjà à bout de forces.
La mobilisation des acteurs provinciaux et humanitaires est donc attendue avec impatience. Au-delà de l’urgence, se pose la question de la prévention et de la résilience des communautés face à de tels sinistres. Mais pour l’heure, l’essentiel est de porter secours à ceux qui ont tout perdu, et de leur redonner un minimum de dignité.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
