La lutte contre les tracasseries routières dans le Haut-Uele prend un tournant décisif. En mission officielle à Niangara, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a ordonné le démantèlement d’une barrière jugée irrégulière sur l’axe Isiro-Rungu-Niangara et la fermeture provisoire de certains guichets accusés de pratiques abusives. Une décision qui traduit une volonté de rompre avec des habitudes longtemps dénoncées par les usagers.
Une barrière démantelée, des guichets fermés
Au cours de sa descente sur plusieurs points de contrôle, le chef de l’exécutif provincial a constaté de visu l’existence d’une barrière non conforme. Il a immédiatement ordonné son retrait. Des guichets, dont les agents sont soupçonnés d’imposer des paiements injustifiés, ont également été fermés à titre provisoire. Ces mesures visent à rappeler que les postes de contrôle doivent servir les missions de l’État, et non devenir des lieux de prédation. Pour les usagers de ces axes, cette intervention représente un signal fort : les pratiques abusives ne seront plus tolérées.
« Tolérance zéro » : un message aux agents et à la population
Jean Bakomito Gambu a martelé un message ferme : « Je ne laisserai plus personne rançonner nos populations au nom de l’État. Désormais, c’est la tolérance zéro sur tous les axes de la province. » Il a aussi rappelé que les agents affectés à ces postes bénéficient de primes de motivation hebdomadaires et de salaires payés régulièrement. Pour lui, ces avantages devraient suffire à les dissuader de recourir aux perceptions illégales. Le gouverneur a également souligné que les agents en poste doivent vivre dignement de leur prime et de leur salaire, et que la province met à leur disposition les moyens prévus pour éviter ces pratiques qui appauvrissent la population.
Des contrôles inopinés et un appel à la vigilance citoyenne
Le gouverneur annonce des contrôles inopinés sur les différents axes routiers du Haut-Uele. Les agents pris en flagrant délit ou qui persisteront dans ces pratiques devront répondre de leurs actes. La population est, elle, invitée à signaler les cas de tracasseries ou de prélèvements frauduleux auprès des autorités compétentes. Une implication citoyenne qui pourrait renforcer l’efficacité de ces mesures. En effet, la collaboration entre les usagers et les autorités est essentielle pour identifier les points de friction et garantir la libre circulation des personnes et des biens.
Assainir les postes de contrôle pour faciliter la circulation
À travers ces actions, l’exécutif provincial entend assainir les postes de contrôle, faciliter la circulation des personnes et des biens et lutter contre des pratiques qui pèsent sur la population et les activités économiques. Reste à savoir si ces annonces se traduiront par un changement durable sur le terrain, où la méfiance des usagers reste forte. La mise en œuvre effective de ces mesures dépendra de la régularité des contrôles et de la volonté politique de sanctionner les contrevenants. Pour l’heure, le message du gouverneur est clair : la route ne doit plus être un lieu de racket, mais un espace de mobilité et d’échanges au service du développement du Haut-Uele.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
