Une équipe de riposte contre la maladie à virus Ebola a été attaquée le mercredi 19 août à Mungamba, une localité de la chefferie des Walese-Vonkutu, dans le territoire d’Irumu, en Ituri. L’incident s’est produit alors que l’équipe, accompagnée du médecin chef de zone de santé de Komanda, menait ses activités dans cette zone. Plusieurs membres de l’équipe ont été blessés et des véhicules appartenant à la zone de santé ont été vandalisés.
Cette attaque survient dans un contexte où la riposte contre Ebola nécessite la collaboration de tous pour limiter la propagation du virus. Les violences contre les équipes sanitaires compromettent directement la prise en charge des cas suspects et la surveillance épidémiologique.
Une attaque qui fragilise la riposte sanitaire
L’agression de Mungamba illustre les difficultés rencontrées par les acteurs de la santé sur le terrain. Lorsque les équipes sont empêchées de travailler, les activités de recherche des contacts, de vaccination et de sensibilisation sont retardées. Cela augmente le risque de propagation de la maladie dans des zones déjà vulnérables.
John Muhindo Kihimba, membre du Comité associatif résolu pour la protection et la défense des droits humains, condamne cette attaque. Il appelle la population à collaborer avec les équipes de riposte afin de faciliter la prise en charge des cas suspects et de limiter la propagation du virus Ebola.
Des enquêtes annoncées pour identifier les auteurs
L’administrateur militaire du territoire d’Irumu condamne également ces violences. Il indique avoir instruit les services de sécurité pour mener des enquêtes afin d’identifier les auteurs et de les traduire en justice. Cette démarche vise à dissuader de nouvelles attaques et à protéger les intervenants sanitaires.
Les responsables de la riposte appellent la population à éviter les violences, les rumeurs et la désinformation, et à faciliter le travail des équipes sanitaires. La confiance entre les communautés et les acteurs de la santé est essentielle pour endiguer l’épidémie.
L’importance de la collaboration communautaire
La riposte contre Ebola repose sur la participation active des communautés. Les équipes sanitaires ont besoin d’accéder aux villages pour identifier rapidement les cas suspects, isoler les malades et vacciner les contacts. Toute entrave à ces activités retarde la réponse et met en danger la vie des habitants.
Les violences contre les soignants sont un obstacle majeur à l’éradication de la maladie. Les autorités sanitaires et administratives insistent sur la nécessité de protéger les équipes et de lutter contre les fausses informations qui alimentent la méfiance.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
