La nouvelle société civile du Kwilu a publiquement dénoncé, ce week-end, des prélèvements opérés sur les salaires des enseignants et des fonctionnaires de l’État par une banque commerciale locale. Une pratique qui, selon son président Brunel Ndombe, plonge de nombreux agents publics dans l’inquiétude et soulève des questions sur la protection des revenus des citoyens. Dans une province où le paiement régulier des salaires reste un défi permanent, cette situation vient alourdir un climat social déjà fragile.
Une exigence de transparence face à des retenues contestées
Dans une déclaration ferme, Brunel Ndombe a exigé des explications immédiates sur l’origine de ces prélèvements, leur fondement juridique et leur destination. « Nous, la nouvelle société civile congolaise, exigeons des explications immédiates sur l’origine de ces prélèvements, leur fondement juridique et leur destination, parce qu’ils constituent une violation des droits économiques », a-t-il déclaré. Pour l’organisation, ces retenues ne sont pas anodines : elles touchent directement le pouvoir d’achat de ceux qui font fonctionner les services publics. La question de la légalité de ces opérations bancaires devient dès lors centrale, car elle engage la responsabilité des institutions financières et la confiance des citoyens dans le système.
Des agents publics désemparés face à une situation opaque
Selon le président de la nouvelle société civile, les agents concernés se retrouvent dans une situation difficile et ne savent plus à quel interlocuteur s’adresser pour obtenir des réponses. Cette absence de canal de recours accentue le sentiment d’abandon et fragilise la confiance entre les fonctionnaires et les institutions financières. La question centrale devient alors celle de la responsabilité : qui a autorisé ces prélèvements, et sur quelle base légale ? Pour de nombreux enseignants et fonctionnaires, ces retenues imprévues réduisent des revenus déjà modestes, compliquant la gestion quotidienne des ménages et renforçant un sentiment d’injustice.
Un appel aux autorités pour préserver les revenus des fonctionnaires
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités provinciales et nationales, ainsi que les responsables de la banque impliquée, à examiner rapidement ce dossier et à apporter des éclaircissements. L’objectif affiché est de préserver les revenus des fonctionnaires, déjà soumis à de fortes pressions économiques. La nouvelle société civile du Kwilu entend ainsi rappeler que la protection des salaires des agents publics est un enjeu de justice sociale et de stabilité institutionnelle. En attendant des réponses, l’inquiétude persiste parmi les agents de l’État, qui espèrent une clarification rapide pour éviter que de telles pratiques ne se reproduisent.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
