Le député provincial Didier Katembera a officiellement saisi le ministère de la Défense nationale pour demander le démantèlement immédiat des postes de contrôle illégaux dans les territoires de Mwenga et d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans une correspondance datée du mardi 18 août, l’élu de Bukavu dénonce la multiplication de ces barrières, tenues selon lui par des combattants Wazalendo et des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), accusés d’imposer des taxes illicites aux usagers de la route.
Une dizaine de barrières sur la RN5
Dans sa lettre, Didier Katembera rapporte que sur la Route nationale 5 (RN5), reliant Kamanyola à Baraka via Uvira, les voyageurs doivent franchir près d’une dizaine de barrières et payer au moins 5 000 francs congolais à chaque passage. Une situation similaire est signalée sur l’axe Kasika-Kamituga. Ces prélèvements forcés impactent directement l’économie locale, selon l’élu provincial.
Entrave à la mobilité et inflation des coûts
La correspondance met en avant deux conséquences principales : l’entrave à la mobilité, avec la perturbation de la libre circulation des personnes et des marchandises, et l’inflation des coûts, avec la hausse des tarifs de transport pour les commerçants, les transporteurs et les producteurs agricoles. Didier Katembera demande aux autorités militaires et civiles d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces tracasseries conformément à la loi.
Une demande d’intervention militaire
L’élu provincial sollicite l’intervention du ministère de la Défense nationale pour ordonner le démantèlement immédiat de ces postes de contrôle illégaux. La démarche vise à rétablir la libre circulation sur les axes routiers du Sud-Kivu, dans un contexte où les populations locales subissent des prélèvements répétés. Aucune réaction officielle des autorités militaires ou civiles n’a été rendue publique à ce stade.
La situation décrite par le député provincial met en lumière les difficultés rencontrées par les usagers de ces axes routiers stratégiques. Les taxes illicites imposées aux points de contrôle constituent une charge supplémentaire pour les commerçants et les transporteurs, déjà confrontés à un environnement économique difficile. La demande d’intervention auprès du ministère de la Défense nationale s’inscrit dans une démarche visant à rappeler les autorités à leurs responsabilités en matière de sécurité et de libre circulation des biens et des personnes.
Le député Katembera insiste sur la nécessité d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces pratiques, conformément à la loi. Cette exigence de redevabilité vise à mettre fin à l’impunité dont bénéficieraient certains éléments armés, qu’ils soient issus des groupes Wazalendo ou des rangs des FARDC. La correspondance officielle constitue ainsi un acte politique fort, destiné à interpeller les plus hautes autorités militaires du pays sur une situation qui perdure dans les territoires de Mwenga et d’Uvira.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
