En République démocratique du Congo, l’anémie touche environ 51 % des femmes en âge de procréer, un chiffre présenté jeudi 13 août à Kinshasa lors d’un briefing de presse sur la supplémentation en micronutriments. Cette proportion, communiquée par la Directrice du Programme national de nutrition (PRONANUT), illustre l’ampleur d’un problème de santé publique aux conséquences directes sur la grossesse et la santé des nouveau-nés.
Un comprimé pour répondre à plusieurs carences
La supplémentation en micronutriments multiples repose sur un comprimé unique contenant 15 vitamines et minéraux essentiels. Le fer et l’acide folique, présents dans cette formule, aident à prévenir l’anémie ferriprive et certaines malformations du tube neural chez le fœtus. L’iode contribue au développement cérébral du bébé et au bon fonctionnement de la thyroïde maternelle. La vitamine A renforce le système immunitaire et protège la vision, tandis que le zinc favorise la croissance cellulaire et l’immunité. Le calcium participe à la formation du squelette du fœtus et aide à prévenir la prééclampsie.
Une recommandation portée par les acteurs de la nutrition
La Directrice provinciale du PRONANUT à Kinshasa, Dr Béatrice Kalenga Tshiala, encourage les femmes enceintes à suivre cette supplémentation afin de réduire les risques liés à l’anémie pendant la grossesse. L’Association des nutritionnistes et diététiciens du Congo (ANUDICO) intensifie par ailleurs la sensibilisation des journalistes sur l’importance de ces micronutriments pour améliorer la santé maternelle.
Compléter, et non remplacer, une alimentation variée
Les spécialistes de la nutrition rappellent que la prise de micronutriments ne remplace pas une bonne alimentation. Ils recommandent une alimentation variée reposant sur des produits locaux, en complément des suppléments distribués lors des consultations prénatales. Pour les nutritionnistes, la combinaison d’une supplémentation adaptée et d’une alimentation équilibrée constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour améliorer la santé des mères et des nouveau-nés. À travers la sensibilisation et la promotion des micronutriments multiples, les acteurs du secteur espèrent contribuer à la réduction du taux élevé d’anémie qui affecte les femmes en âge de procréer en RDC.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les carences en micronutriments restent fréquentes, en particulier chez les femmes enceintes dont les besoins nutritionnels augmentent. La supplémentation vise à combler ces déficits de manière simple et accessible, en complément des consultations prénatales. Les professionnels de santé insistent sur le fait que ces comprimés ne constituent pas un traitement curatif, mais une mesure préventive destinée à réduire les risques pour la mère et l’enfant. En renforçant la sensibilisation des journalistes, l’ANUDICO cherche à diffuser plus largement ces informations auprès du public, afin que davantage de femmes puissent bénéficier de ces recommandations lors de leur suivi de grossesse.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
