Deux responsables du Cadre de concertation de la société civile ont été arrêtés jeudi 13 août 2026 à Kimpese, dans la province du Kongo-Central. Tona Tona, président de cette structure, et De Ntulu ont été conduits à la maison d’arrêt de Kimpese après une audition au bureau de la police locale, selon des sources locales.
Un différend sur la facturation de la SNEL
Cette arrestation intervient dans un contexte de contestation de la reprise de la distribution des factures d’électricité par la Société nationale d’électricité (SNEL). Cette distribution a été relancée le 1er août dernier après plus de deux ans d’interruption. La société civile avait engagé plusieurs démarches pour contester cette reprise, estimant que des engagements antérieurs n’avaient pas été respectés.
Les responsables de la société civile considèrent que la reprise de la facturation est intervenue sans que les conditions préalables convenues avec les autorités n’aient été remplies. Cette position a conduit à une série d’actions de contestation, dont l’élaboration d’un mémorandum destiné à l’agence locale de la SNEL.
Un mémorandum resté sans réponse
Lors d’une réunion tenue samedi 8 août au CRAFOD, la société civile avait élaboré un mémorandum destiné à l’agence locale de la SNEL. Ce document rappelait les engagements pris lors d’une réunion interministérielle tenue à Kimpese en janvier 2024. En présence des ministres nationaux des Droits humains et de la Justice ainsi que du vice-ministre de l’Intérieur, il avait été convenu que la SNEL procède d’abord à l’installation des compteurs calibrés avant toute reprise de la facturation.
Le mémorandum aurait été présenté à l’agence locale de la SNEL, mais n’aurait pas été réceptionné. Cette absence de réception a précédé l’invitation des deux responsables de la société civile pour une audition au bureau de la police locale. Les circonstances exactes de cette convocation restent à préciser, mais elle a abouti à leur placement en détention.
Une détention contestée
Après leur audition, De Ntulu et Tona Tona auraient été arrêtés puis conduits à la maison d’arrêt de Kimpese, située au quartier 3, dans le secteur du camp de la Police. La société civile dénonce des arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires et exige la libération immédiate de ses membres dans un délai de 24 heures. Elle appelle également les autorités compétentes à s’impliquer pour garantir les droits de ses membres.
Cette exigence de libération immédiate s’accompagne d’un appel à l’intervention des autorités compétentes. La société civile insiste sur la nécessité de garantir les droits de ses membres, dans un contexte où les motifs précis de l’arrestation n’ont pas été communiqués officiellement.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les services de sécurité. Les explications de la SNEL et des autorités sont attendues. La situation reste tendue à Kimpese, où la population suit de près l’évolution de ce dossier.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
