Quatre personnes sont mortes lundi 10 août au soir sur la Route nationale n° 1, à hauteur de la ville de Kenge. Un tricycle et une moto à deux roues sont entrés en collision dans un virage dont la largeur utile était réduite par la présence prolongée d’un poids lourd en panne. Les deux conducteurs et leurs deux passagères sont décédés sur le coup.
Un rétrécissement de la chaussée au cœur du drame
L’accident s’est produit alors que la moto à deux roues remontait de Bakali vers le centre-ville de Kenge. Selon les informations recueillies, le conducteur de la moto a effectué une manœuvre d’esquive pour éviter un véhicule arrivant à vive allure derrière lui. Dans cette zone de visibilité réduite, un gros véhicule en panne stationnait sur la chaussée, rétrécissant la voie. La moto a alors croisé le tricycle, provoquant la collision mortelle.
Le maire de Kenge pointe des causes structurelles
Interrogé sur la répétition de ces drames routiers, le maire de la ville de Kenge, Noël Kuketuka, a détaillé les circonstances de l’accident. Il a confirmé le bilan de quatre morts et décrit la séquence des faits : la moto à deux roues montait de Bakali vers Kenge, un véhicule arrivait à vive allure derrière elle, et le motard a esquivé. À cet endroit, un ancien gros véhicule en panne stationnait, rétrécissant la chaussée. C’est ainsi que les deux motos sont entrées en collision.
L’autorité urbaine identifie quatre causes majeures à l’origine de l’insécurité routière récurrente sur la RN1 : la vétusté du charroi automobile, avec de nombreux véhicules ne répondant pas aux normes techniques ; l’inobservation du code de la route, notamment le non-respect des règles de priorité ; l’excès de vitesse sur les tronçons urbains et semi-urbains ; et l’état des infrastructures, avec des dégradations de la chaussée et des obstacles non dégagés qui réduisent la largeur utile de la voie.
Un deuxième accident mortel en moins de deux semaines
Ce drame est le deuxième accident mortel enregistré sur ce tronçon de la RN1 en moins de deux semaines. La récurrence de ces événements soulève des questions sur la gestion de la sécurité routière dans cette zone. La présence prolongée d’un véhicule en panne sur la chaussée, sans signalisation ni enlèvement, apparaît comme un facteur aggravant dans ce cas précis. Les autorités locales n’ont pas annoncé de mesures immédiates, mais le constat dressé par le maire de Kenge met en lumière des défaillances techniques et comportementales qui appellent une réponse coordonnée.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
