Les controles techniques obligatoires des vehicules et des motos ont effectivement demarre ce lundi 10 aout a Kinshasa, relancant un debat deja vif sur leur cout et leur frequence. Martin Fayulu estime que la mesure, telle qu elle est appliquee, pese trop lourdement sur des menages deja fragilises.
Un controle desormais applique sur le terrain
La Regie des Fourrieres et de Controle Technique des vehicules de Kinshasa (RFCK) est entree dans une phase coercitive apres la periode de tolerance accordee aux proprietaires d engins. Les agents verifient desormais les attestations de controle dans plusieurs points de la capitale, avec l objectif affiche de reduire les accidents lies a l etat mecanique du parc roulant.
Le lancement de cette operation avait ete annonce pour le 10 aout, apres plusieurs jours invites a la regularisation volontaire. Pour les autorites, il s agit d assainir un parc automobile souvent critique pour son vetuste et de renforcer la securite routiere dans une ville ou le trafic est deja sous tension permanente.
Fayulu cible le tarif et la frequence
Martin Fayulu a critique publiquement un dispositif qu il juge mal calibre pour la realite sociale de Kinshasa. L opposant conteste surtout la periodicite semestrielle du controle ainsi que le niveau des frais demandes, evoques dans les sources ouvertes entre 30 et 80 dollars hors taxes selon le type de vehicule.
Son argument central tient au pouvoir d achat. A l approche de la rentree et dans un contexte de pression sur les depenses courantes, il demande aux autorites provinciales de justifier, chiffres a l appui, pourquoi un controle deux fois par an serait necessaire et pourquoi les tarifs retenus resteraient supportables pour la majorite des usagers.
Un debat plus large sur la securite et le cout de la mobilite
Le dossier depasse la seule opposition politique. La question posee est celle de l equilibre entre une exigence legitime de securite publique et la capacite reelle des automobilistes a se conformer a des obligations plus couteuses. Si l objectif de fiabiliser les vehicules circule dans plusieurs communications officielles, la pedagogie sur les tarifs et sur le rythme des controles reste au coeur des critiques.
A court terme, la reaction des autorites de Kinshasa sera scrutee. Une explication plus detaillee sur la grille tarifaire, les centres agrees et les gains attendus en matiere de securite pourrait peser dans l acceptation de la mesure par les Kinois.
Article Ecrit par Chloe Kasong
Sources : Actualite.cd, Journal de Kinshasa, 7sur7.cd, Radio Okapi.
