La zone de santé de Bunia reste le principal foyer de l’épidémie d’Ebola en Ituri, avec 950 cas confirmés et 289 décès depuis le début de la flambée, selon le rapport du Centre des opérations d’urgence de santé publique publié le 6 août 2026. Cette concentration de cas dans une seule zone illustre la pression qui pèse sur les structures sanitaires locales et la nécessité pour les habitants de redoubler de vigilance face à la maladie. Concrètement, cela signifie que les centres de traitement et les équipes de surveillance de Bunia doivent gérer un volume de patients bien supérieur à celui des autres zones, ce qui peut entraîner des retards dans la prise en charge et augmenter le risque de propagation au sein des ménages.
Une épidémie concentrée dans six zones de santé
Les données du ministère de la Santé montrent que six zones de santé – Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nizi, Lita et Nyankunde – regroupent 83,7 % des cas confirmés et 72,9 % des décès cumulés en Ituri. Derrière Bunia, Rwampara totalise 692 cas, Mongbwalu 558 et Nizi 431. Cette répartition inégale signifie que les efforts de riposte doivent cibler en priorité ces épicentres pour freiner la transmission. Pour les communautés vivant dans ces zones, cela implique un accès plus difficile aux soins de santé courants, car les ressources sont massivement redirigées vers la lutte contre Ebola. Les habitants doivent donc composer avec des centres de santé saturés et des mesures de prévention renforcées, comme le lavage des mains et la limitation des contacts physiques.
De nouveaux cas signalés chaque jour
La circulation du virus reste active. Au cours de la période analysée, Bunia a enregistré 25 nouveaux cas, Nizi 21 et Rwampara 18. D’autres zones comme Lita (9 cas), Fataki (5), Mongbwalu (5) et Mangala (2) ont aussi notifié des infections. Ces chiffres rappellent que le risque de contamination demeure élevé, même en dehors des grands foyers, et que la surveillance doit rester soutenue. Pour les familles, cela signifie qu’un proche peut tomber malade sans avoir voyagé vers un épicentre connu, ce qui souligne l’importance de connaître les symptômes – fièvre, vomissements, diarrhée, saignements – et de signaler rapidement tout cas suspect aux autorités sanitaires. La détection précoce est essentielle pour isoler les malades et protéger l’entourage.
85 nouveaux cas et 47 décès en 24 heures
Le rapport souligne une accélération préoccupante : en seulement 24 heures, 85 nouveaux cas confirmés et 47 décès ont été notifiés en Ituri. Parmi ces décès, 35 sont survenus dans la communauté, hors des centres de traitement. Ce constat met en lumière les difficultés à détecter rapidement les malades et à les orienter vers une prise en charge adaptée, un enjeu crucial pour limiter la propagation. Lorsqu’une personne décède à domicile, le risque de transmission est maximal, car les proches peuvent être exposés aux liquides corporels lors des soins ou des rites funéraires. Les autorités insistent donc sur la nécessité d’alerter immédiatement les équipes d’intervention pour organiser un enterrement sécurisé et désinfecter le foyer.
Un taux de létalité de 42,3 % en Ituri
Depuis le début de l’épidémie, l’Ituri comptabilise 3 460 cas confirmés et 1 464 décès, soit un taux de létalité de 42,3 %. La province concentre 87,1 % des cas confirmés et 81,3 % des décès enregistrés à l’échelle nationale, ce qui en fait l’épicentre de la flambée en RDC. Pour les autorités sanitaires, ces données confirment l’urgence de renforcer la sensibilisation communautaire, la surveillance et l’accès aux soins dans les zones les plus touchées. Concrètement, un taux de létalité de 42,3 % signifie que près d’une personne sur deux qui contracte le virus en meurt, ce qui est considérablement plus élevé que pour de nombreuses autres maladies. Ce chiffre s’explique en partie par les retards de prise en charge : plus un patient est traité tôt, meilleures sont ses chances de survie. Les traitements de support, comme la réhydratation et le maintien des fonctions vitales, peuvent sauver des vies s’ils sont administrés rapidement. C’est pourquoi les campagnes d’information insistent sur l’importance de se rendre immédiatement dans un centre de traitement dès l’apparition des premiers symptômes, plutôt que de rester à domicile.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
