La construction du corridor Kasomeno-Kasenga-Chalwe, dans le Haut-Katanga, avance conformément au calendrier prévu. C’est ce qu’a confirmé l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) à l’issue d’une mission de suivi menée la semaine dernière par son directeur général adjoint, Jean-Claude Mido Mbwete. Ce projet routier est présenté comme une infrastructure stratégique pour le commerce régional, car il doit offrir une alternative au poste frontalier de Kasumbalesa, actuellement saturé.
Concrètement, cette nouvelle liaison vise à relier directement la République démocratique du Congo à la Zambie, en réduisant d’environ 240 kilomètres le trajet vers le port tanzanien de Dar es-Salaam. Pour les opérateurs économiques, cela signifie des délais d’acheminement plus courts et des coûts logistiques potentiellement réduits. La mise en service est annoncée pour juillet 2027, un horizon qui donne une visibilité aux acteurs du secteur.
Une coordination renforcée pour tenir les délais
La mission de Jean-Claude Mido Mbwete a inclus une inspection des travaux dans le territoire de Kasenga, ainsi qu’une réunion du comité de pilotage. Lors de cette rencontre, le concessionnaire GED Congo a réaffirmé sa volonté de respecter le calendrier d’exécution. Les participants ont également examiné les recommandations issues de la réunion technique du 29 juillet et adopté une nouvelle matrice des responsabilités. L’objectif est d’améliorer la coordination entre les différentes parties prenantes, un point crucial pour éviter les retards souvent observés dans les grands projets d’infrastructure. Cette matrice clarifie les rôles de chaque acteur, de la conception à la réalisation, afin de fluidifier la prise de décision et le suivi des étapes clés.
Des exigences de qualité rappelées
À l’issue des travaux, Jean-Claude Mido Mbwete a salué l’implication des partenaires et les a encouragés à maintenir leurs efforts. Il a insisté sur la nécessité de respecter les délais contractuels, les normes techniques et les exigences de qualité. Ce rappel souligne l’importance accordée à la durabilité de l’ouvrage, qui devra supporter un trafic intense de marchandises entre la RDC et ses voisins. Le respect des normes techniques est essentiel pour garantir la longévité de la route et limiter les coûts d’entretien futurs, un enjeu souvent sous-estimé dans les projets d’infrastructure en Afrique.
Un impact économique attendu pour la région
Le corridor Kasomeno-Kasenga-Chalwe est pensé comme un levier pour l’intégration économique régionale. En facilitant l’évacuation des produits miniers et agricoles du Haut-Katanga vers les marchés extérieurs, il pourrait stimuler les échanges et attirer de nouveaux investissements. Pour les populations locales, l’amélioration de la desserte routière est aussi synonyme de désenclavement et d’accès facilité aux services de base. Si le calendrier est tenu, les premiers effets concrets pourraient se faire sentir dès 2027, avec une réduction des temps de transport et une fluidification du commerce transfrontalier. Cette nouvelle route pourrait également réduire la pression sur le poste frontalier de Kasumbalesa, améliorant ainsi les conditions de passage pour les commerçants et les voyageurs.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
