Antonio Guterres a demande la levee immediate de toutes les sanctions restantes contre la Syrie au terme de sa visite a Damas, menee les 25 et 26 juillet 2026. Pour le secretaire general de l ONU, la transition syrienne est entree dans une phase qui exige a la fois un soutien politique plus clair et un engagement economique concret de la communaute internationale.
Une visite rare a Damas dans un moment de transition
Selon l Associated Press, cette visite est la premiere d un secretaire general des Nations unies a Damas depuis 2009. Guterres y a rencontre le president interimaire Ahmad al-Sharaa, visite la vieille ville et le complexe carcéral de Saydnaya, devenu l un des symboles des crimes attribues a l ancien regime. A l arrivee, il a insiste sur le fait que la Syrie se trouve a un moment charniere, presque deux ans apres la chute de Bachar al-Assad en decembre 2024.
L ONU veut passer de l allegement partiel a une levee totale
Le transcript officiel de sa conference de presse du 26 juillet montre un message plus direct encore: Guterres a salue les mesures qui ont deja assoupli certaines sanctions, mais il a estime qu elles doivent desormais etre retirees completement afin de permettre une vraie reprise. Il a lie cette demande a la remise en marche des services essentiels, a la reconstruction des infrastructures, au retour volontaire des deplaces et a la relance d une economie encore tres affaiblie.
Un plaidoyer accompagne d un rappel sur la souverainete syrienne
La visite n a pas porte uniquement sur l economie. Toujours d apres l AP et Euronews, le chef de l ONU a aussi condamne les violations de la souverainete syrienne autour du Golan et juge inacceptables les operations israeliennes dans la zone. Son argument est politique autant que materiel: une Syrie stable, inclusive et plus prospere reduirait les risques regionaux au moment ou le Proche-Orient reste traverse par plusieurs crises simultanees.
Une reconstruction encore suspendue au soutien exterieur
Le discours de Damas montre une ligne claire: pour l ONU, la transition syrienne avance dans la bonne direction, mais elle ne pourra pas tenir sans argent, sans partenaires de developpement et sans reengagement institutionnel. L Associated Press rappelle d ailleurs que la Banque mondiale chiffrait deja la reconstruction a environ 216 milliards de dollars. Guterres cherche donc a transformer une visite symbolique en pression diplomatique tres concrete sur les capitales qui hesitent encore a aller plus loin.
Article Ecrit par Cedric Botela
Sources : Nations Unies, AP News, Euronews.
