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Tous pour le Congo exige un référendum face à une classe politique défaillante

La plateforme citoyenne « Tous pour le Congo » a lancé un appel solennel à l’implication directe du peuple dans les grandes décisions nationales, dans une déclaration rendue publique ce lundi 27 juillet par son président, l’ambassadeur William Mukambila. Face à une classe politique qu’elle juge défaillante, la structure brandit l’article 5 de la Constitution pour exiger un référendum sur les orientations majeures du pays, notamment en matière de sécurité et de souveraineté.

Un « carton rouge » à la classe politique

Dans un contexte marqué par l’agression rwandaise et la dégradation de la situation sécuritaire, « Tous pour le Congo » a adressé un « carton rouge » aux acteurs politiques, accusés d’avoir failli à leurs responsabilités. La plateforme dénonce des pratiques d’infiltration, de délation et des manœuvres politiques menées par certains au détriment de l’intérêt général. Pour William Mukambila, le peuple doit redevenir l’arbitre suprême : « Le peuple doit demeurer l’arbitre suprême des grandes décisions de la Nation. Laisser le peuple s’exprimer par référendum, tel est notre combat. »

Le référendum comme outil de souveraineté populaire

En s’appuyant sur l’article 5 de la Constitution, la plateforme estime que les Congolais doivent être appelés à se prononcer directement sur les grandes orientations de la Nation. Cette revendication intervient alors que la confiance dans les institutions représentatives semble s’éroder. Le référendum est présenté comme un mécanisme permettant de contourner les blocages politiques et de redonner la parole aux citoyens sur des questions cruciales telles que la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de l’indépendance nationale.

Dialogue national : entre espoir et vigilance

« Tous pour le Congo » salue l’initiative du dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mais appelle à la vigilance. La plateforme craint que ce cadre ne serve à effacer les responsabilités des auteurs présumés de crimes ou de graves violations des droits humains. Elle rejette également tout retour aux mécanismes de « mixage », de « brassage » ou de partage des postes politiques, qu’elle considère comme contraires à la volonté populaire. L’enjeu est de taille : comment concilier la recherche de la paix avec l’exigence de justice et de transparence ?

Un appel à recentrer le débat sur l’essentiel

Au-delà des consultations, la plateforme exhorte les acteurs politiques à concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la paix et la défense de l’intégrité territoriale. Dans un pays où les crises sécuritaires à l’Est pèsent lourdement sur le quotidien des populations, cet appel résonne comme un rappel à l’ordre. La question posée par « Tous pour le Congo » est simple : les dirigeants sauront-ils dépasser leurs intérêts partisans pour répondre à l’urgence nationale ? La réponse pourrait bien déterminer la légitimité des institutions aux yeux des citoyens.

Article Ecrit par Chloé Kasong

Source: actu30.cd

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Chloé Kasong
Chloé Kasong
Issue de Kinshasa, Chloé Kasong est une analyste rigoureuse des enjeux politiques et sociaux de la RDC. Spécialisée dans la couverture des élections, elle décortique pour vous l’actualité politique avec impartialité, tout en explorant les mouvements sociaux qui façonnent la société congolaise. Sa précision et son engagement font d'elle une voix incontournable sur les grandes questions sociétales.
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