Les travaux de modernisation de la Route Nationale N°2 (RN2) franchissent une étape décisive avec le démarrage de la pose de la couche de roulement sur le tronçon Kabinda–Mbanga. Cette phase, qui concerne le lot 1 allant de Kabwa, à 10 km de Mbujimayi, jusqu’à 10 km après Kabinda, marque le début concret du bitumage de cet axe vital pour les provinces du Kasaï-Oriental et de Lomami. La couche de roulement, dernière couche de la chaussée, est celle qui supporte directement le trafic et assure la durabilité de la route.
Un chantier structurant pour désenclaver deux provinces
La RN2 est bien plus qu’une simple route : elle constitue la colonne vertébrale des échanges entre le Kasaï-Oriental et la Lomami. En l’absence d’un revêtement durable, le trafic est régulièrement paralysé pendant la saison des pluies, isolant des zones entières de production agricole. Le bitumage en cours vise à garantir une praticabilité permanente, ce qui devrait réduire les coûts de transport et les pertes après récolte pour les agriculteurs. Concrètement, une route bitumée permet aux véhicules de circuler sans s’embourber, même lors de fortes précipitations, ce qui est crucial pour les poids lourds transportant des marchandises.
Un impact direct sur l’évacuation des produits agricoles
La région traversée par ce tronçon est un bassin de production important pour le maïs, le manioc et les légumineuses. Avec une route praticable toute l’année, les producteurs pourront acheminer leurs marchandises vers les centres de consommation comme Mbujimayi sans craindre les ruptures logistiques. Cela pourrait stabiliser les prix sur les marchés urbains et améliorer les revenus des ménages ruraux, même si aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué sur ces retombées attendues. L’évacuation rapide des récoltes limite également le gaspillage alimentaire, un enjeu majeur dans une région où les infrastructures de stockage sont souvent insuffisantes.
Une attente forte des usagers et des opérateurs économiques
La population et les transporteurs suivent de près l’évolution du chantier. La pose de la couche de roulement est perçue comme le signe tangible que le projet entre dans sa phase finale. Toutefois, l’accélération des travaux sur l’ensemble du tronçon reste une demande pressante pour éviter que les sections non encore traitées ne continuent de freiner la fluidité du trafic. Les commerçants, qui dépendent de cet axe pour leurs approvisionnements, espèrent que la fin des travaux réduira les délais de livraison et les pannes mécaniques causées par les routes dégradées.
En somme, le démarrage du bitumage sur Kabinda–Mbanga représente un pas important vers le désenclavement du centre de la RDC. Si le rythme des travaux se maintient, les bénéfices économiques pour les deux provinces pourraient se matérialiser rapidement, à condition que les financements et la coordination technique suivent. La modernisation de la RN2 est ainsi un levier essentiel pour dynamiser les échanges et améliorer les conditions de vie des populations locales.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
