AccueilActualitéJusticeProcès FRIVAO : Constant Mutamba claque la porte de la Cour de...

Procès FRIVAO : Constant Mutamba claque la porte de la Cour de cassation

L’audience de la Cour de cassation dans le dossier FRIVAO a connu une interruption brutale ce lundi 27 juillet à Kinshasa, après le départ de Constant Mutamba. L’ancien garde des Sceaux a quitté la salle d’audience à la suite d’un échange tendu avec la composition des juges, dénonçant un « complot politique » et des irrégularités de procédure. Cet incident soulève des questions sur le respect des droits de la défense et la sérénité des débats dans cette affaire sensible.

Un incident procédural dès l’ouverture des débats

La tension est montée dès les premiers instants de l’audience. La Cour a retiré la parole à Constant Mutamba alors qu’elle s’apprêtait à l’accorder à une autre partie. L’ancien ministre a immédiatement réagi, mettant en garde la juridiction : « Ne donnez pas l’impression de nous infliger une injustice. Conduisez bien le débat. » Cet accrochage initial a donné le ton d’une audience qui allait rapidement déraper, illustrant un climat de défiance entre la défense et le siège.

Des accusations de « complot politique » et de vices de forme

Très remonté, Constant Mutamba a ensuite dénoncé ce qu’il qualifie de « complot politique » monté contre lui. « Je suis déjà un condamné de justice. Je ne viens pas m’amuser ici. Conduisez bien les débats, la Cour doit se respecter », a-t-il déclaré. Il a également pointé des irrégularités dans sa citation à comparaître, évoquant des « fausses mentions » qu’il attribue aux greffiers. L’ancien ministre a critiqué le refus du tribunal de grande instance de la Gombe d’enregistrer sa plainte contre un greffier, ainsi que ce qu’il considère comme un déni de son droit à soulever des exceptions de procédure. Ces griefs, s’ils étaient avérés, pourraient entacher la régularité de la procédure et alimenter les soupçons de partialité.

Un départ théâtral sur fond de référence à Socrate

Refusant de poursuivre l’audience dans ces conditions, Constant Mutamba a affirmé être prêt à « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de continuer. « Nous ne sommes pas venus cautionner des complots politiques. Si tel est le cas, faites-le sans moi. La Cour de cassation doit respecter les droits de la défense. Il y a un complot monté contre moi et j’ai des preuves », a-t-il insisté avant de quitter la salle. Ce départ laisse planer l’incertitude sur la suite de la procédure dans ce dossier sensible. La Cour de cassation devra désormais statuer sur les incidents soulevés et décider de la reprise ou non des débats, dans un contexte où la confiance dans l’institution judiciaire est mise à l’épreuve.

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: actu30.cd

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Débrief du Jour : les actualités majeures en RDC ce 24/07/2026

Le Débrief du Jour résume les principales actualités publiées par CongoQuotidien ce 24/07/2026. Plus de 1 200 violations des droits humains en mai, 109 décès maternels évitables en Ituri, les déclarations de Corneille Nangaa sur Joseph Kabila, des affrontements nocturnes à Masisi, la digitalisation du contrôle des finances publiques, la mobilisation du secteur privé pour.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques