Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a visé le carré minier de Mambau, dans la chefferie de Babilo-Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri), le lundi 20 juillet. Selon des sources locales, l’incursion a entraîné l’incendie de plusieurs habitations, le pillage systématique de biens commerciaux et l’enlèvement d’un nombre indéterminé de civils, emmenés de force en brousse. Aucun bilan humain précis n’a été communiqué à ce stade, et l’incertitude demeure quant au sort des personnes kidnappées.
Un carré minier exposé aux exactions des groupes armés
Le carré minier de Mambau, situé dans une zone riche en ressources, est régulièrement exposé aux exactions des groupes armés. L’attaque du 20 juillet confirme la vulnérabilité persistante de ces sites, où la présence de l’État reste limitée. Les assaillants ont opéré sans rencontrer de résistance apparente, selon les témoignages recueillis. Les dégâts matériels sont considérables : des habitations réduites en cendres et des commerces pillés. Cette situation illustre la difficulté pour les autorités à sécuriser les zones minières, souvent ciblées pour leur potentiel économique.
Une escalade de violences attribuées aux ADF
Ce drame s’inscrit dans une série d’attaques récentes qui terrorisent la population locale. Quelques jours plus tôt, une incursion similaire attribuée aux mêmes rebelles avait visé la localité voisine de Tepe, où plusieurs maisons avaient également été incendiées. La répétition de ces violences alimente un climat de peur parmi les habitants, qui redoutent de nouvelles exactions. Face à cette menace, les acteurs de la société civile ont lancé un appel d’urgence, exhortant les populations des villages environnants à la plus grande prudence. Les localités de la chefferie de Babilo-Babombi sont particulièrement concernées par cet appel à la vigilance.
Un silence officiel qui interroge sur la réponse sécuritaire
Jusqu’au mercredi 22 juillet matin, aucune réaction n’a été enregistrée de la part des autorités administratives locales ou des responsables militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés dans la zone opérationnelle. Ce silence contraste avec l’urgence de la situation, alors que des civils restent aux mains des ravisseurs et que la chefferie demeure sous la menace. Aucune information n’a filtré sur d’éventuelles opérations de recherche ou de sécurisation en cours. L’absence de communication officielle laisse la population dans l’expectative et renforce le sentiment d’abandon.
L’attaque de Mambau rappelle la précarité de la situation sécuritaire en Ituri, où les groupes armés continuent de défier l’autorité de l’État. La population, livrée à elle-même, attend des mesures concrètes pour sa protection. La vulnérabilité des sites miniers et la répétition des incursions soulignent la nécessité d’une réponse coordonnée pour restaurer la sécurité dans cette région troublée.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
