Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a conduit lundi 20 juillet 2026 une médiation à Niangara pour résoudre un différend opposant la communauté locale à la coopérative minière « Dieu Voit Tout ». Cette initiative vise à transformer un conflit minier en opportunité de développement, en rappelant que la stabilité est un préalable indispensable pour attirer les investissements et améliorer concrètement les conditions de vie des populations.
Comprendre l’origine du conflit à Niangara
Le différend trouve sa source dans les activités d’exploitation minière menées par la coopérative « Dieu Voit Tout » sur le territoire de Niangara. Comme dans de nombreuses zones minières de la province, les attentes des communautés locales se heurtent souvent aux réalités opérationnelles des exploitants. Les populations réclament des retombées tangibles, notamment en termes d’infrastructures sociales de base, tandis que les opérateurs peinent parfois à respecter leurs engagements. Cette situation a généré des tensions, menaçant la paix sociale et la poursuite des activités économiques. En intervenant directement, le gouverneur a cherché à éviter une escalade qui aurait pu décourager les investisseurs et freiner le développement local.
Le dialogue comme outil de stabilisation économique
Lors de la séance de médiation, Jean Bakomito Gambu a privilégié la concertation, estimant que le dialogue est le seul moyen d’instaurer un climat favorable au travail. « Pour instaurer un climat favorable au travail et attirer davantage d’investisseurs, nous devons privilégier le dialogue. La mine doit être une opportunité de développement pour Niangara et non une source de division », a-t-il déclaré. Cette approche répond à un enjeu économique majeur : sans stabilité, les investisseurs hésitent à engager des capitaux, ce qui prive la province de ressources essentielles pour financer des projets structurants. En misant sur la résolution pacifique des conflits, l’autorité provinciale envoie un signal fort aux opérateurs miniers, leur garantissant un environnement sécurisé pour leurs activités.
Le Code minier, un levier pour des retombées concrètes
Au cœur des discussions, le gouverneur a rappelé l’importance du respect du Code minier et de l’application effective des cahiers des charges des entreprises minières. Ces documents, souvent méconnus du grand public, définissent les obligations des exploitants envers les communautés riveraines : construction d’écoles, de centres de santé, de routes ou de points d’eau. Pour Jean Bakomito Gambu, les ressources minières doivent directement contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Cette exigence vise à transformer l’exploitation minière en un véritable levier de développement, en garantissant que les bénéfices ne profitent pas uniquement aux opérateurs, mais aussi aux habitants qui subissent les impacts de l’activité extractive.
Une reconnaissance locale qui renforce la médiation
À l’issue de la séance, le chef de la chefferie de Kopa, Dieudonné Nengendule, a salué l’implication du gouverneur, qu’il a qualifié de « véritable père de famille » pour son écoute et sa volonté de rapprocher les parties. Cette reconnaissance locale est cruciale : elle légitime la démarche de médiation et facilite l’acceptation des solutions consensuelles par l’ensemble des acteurs. En effet, dans un contexte où la défiance peut être forte entre communautés et opérateurs miniers, l’adhésion des chefs traditionnels est un facteur clé pour pérenniser les accords et éviter de nouveaux conflits.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie provinciale plus large visant à promouvoir une exploitation minière responsable, bénéfique aux communautés et porteuse de développement pour le Haut-Uele. En misant sur le dialogue et le respect des obligations légales, les autorités espèrent transformer les tensions en opportunités économiques durables, créant ainsi un cercle vertueux où stabilité rime avec prospérité partagée.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
