Le communiqué publié le 8 juin par l’AS Maniema Union de Kindu dénonce des agressions subies par ses joueurs à Lubumbashi, au terme d’une rencontre perdue 2-1 face au TP Mazembe. Le club pointe la responsabilité de supporters locaux et de ramasseurs de ballons, et interroge le cadre sécuritaire et réglementaire du championnat national. Le document officiel, transmis aux instances, détaille une série de manquements qui, selon le club visiteur, ont entaché la rencontre du 7 juin.
Des faits documentés par le club visiteur
Selon le document officiel, les incidents se sont produits immédiatement après le coup de sifflet final. L’AS Maniema Union affirme que ses joueurs ont été pris à partie par des supporters du TP Mazembe ainsi que par certains ramasseurs de ballons présents dans l’enceinte. Le club de Kindu ne fournit pas de bilan médical, mais qualifie ces actes de violences physiques. Il dénonce un climat qu’il juge délétère, évoquant des manœuvres visant à empêcher l’AS Maniema Union de jouer ses rencontres à Kindu. Ces allégations, bien que non détaillées, suggèrent une tension persistante autour de la logistique des matchs à domicile du club.
Un huis clos non respecté selon le communiqué
Le club dénonce également le non-respect du huis clos imposé par les autorités compétentes. Il soutient que plus d’une vingtaine de personnes auraient été autorisées à accéder au stade malgré cette mesure. Cette situation soulève des questions sur l’application des décisions disciplinaires et le contrôle des enceintes sportives. L’AS Maniema Union y voit une faille dans le dispositif de sécurité, qui aurait pu faciliter les débordements constatés en fin de rencontre. Le communiqué ne précise pas l’identité de ces personnes, mais insiste sur le caractère obligatoire de la mesure de huis clos.
Des griefs arbitraux et une remise en cause de l’équité
Sur le plan sportif, l’AS Maniema Union conteste plusieurs décisions de l’arbitre central. Le communiqué mentionne l’octroi d’un penalty jugé inexistant en faveur du TP Mazembe, ainsi que l’absence de sanctions sur certaines actions en fin de match impliquant des joueurs adverses. Le club estime que ces choix ont pesé sur le résultat. Il critique également des décisions du Comité de normalisation (CONOR), qu’il accuse d’avoir porté atteinte au principe d’équité sportive. Cette double contestation, à la fois sur le terrain et dans les instances, traduit un sentiment d’injustice plus large.
Un appel à la responsabilité des instances
L’AS Maniema Union appelle la Ligue nationale de football (LINAFOOT) à prendre des sanctions contre les auteurs des incidents. Le club demande également au Comité de normalisation d’assumer ses responsabilités pour garantir le respect des règles, de l’équité sportive et de la justice dans le championnat. Le communiqué insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité du football congolais. En l’absence de réaction officielle des instances à ce stade, le dossier pourrait connaître des développements disciplinaires dans les prochains jours. Le club de Kindu, par cette démarche, entend peser sur le calendrier et les conditions d’organisation de ses prochaines rencontres.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
