Au Nord-Kivu, les restrictions à la prise en charge des survivantes et survivants de violences sexuelles font reculer les consultations liées à ces violences, selon Médecins Sans Frontières (MSF). Dans un communiqué publié lundi 2 novembre, l’organisation explique que ces dispositions découragent les personnes concernées de rechercher des soins.
MSF critique notamment l’obligation de se présenter d’abord à la police. Elle rapporte aussi que les victimes doivent présenter des blessures visibles pour être reconnues comme telles et subir des examens qu’elle considère comme intrusifs et sans justification médicale pour établir l’agression.
Des informations sensibles exigées des victimes
La confidentialité médicale constitue un autre point de préoccupation pour MSF. Des formulaires demandent l’identité des victimes, leur adresse ainsi que des renseignements sur les auteurs présumés. Selon l’organisation, la collecte de ces informations compromet le secret médical et augmente les risques pour les personnes concernées.
MSF indique également que des professionnels sont exposés à des sanctions s’ils ne respectent pas ces directives.
Moins de consultations et de cas enregistrés
D’après MSF, ces restrictions ont provoqué une forte diminution des consultations pour violences sexuelles. Dans certaines structures sanitaires, des dossiers auraient aussi été retirés des registres, contribuant à réduire le nombre de cas officiellement signalés.
L’organisation demande le respect des engagements qui garantissent aux survivantes et survivants un accès aux soins sûr, confidentiel et sans entrave.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
