Le 2 novembre, à Mbandaka, les infirmiers et agents de santé ont décidé de prendre part à la campagne de vaccination contre le choléra prévue du 6 au 15 novembre. Cette décision a été prise à l’issue d’une session extraordinaire des sept syndicats du secteur de la santé, alors même qu’un mouvement de grève paralyse la province de l’Équateur.
Selon Alain Lingoma, coordonnateur de l’intersyndicale de la santé de l’Équateur, cette participation répond avant tout à une exigence humanitaire. L’épidémie de choléra qui frappe Mbandaka et ses environs est d’une gravité inédite, avec des décès enregistrés dans les centres de traitement de Bolenge, Wangata et Mbandaka.
Les syndicats ont écrit à leur hiérarchie à Kinshasa pour obtenir l’autorisation de contribuer aux activités de vaccination. Cette autorisation a été accordée, et les personnels soignants qui seront retenus pourront participer à la campagne. L’objectif est clair : interrompre la chaîne de transmission de la maladie et sauver des vies humaines dans les communautés touchées.
Alain Lingoma précise toutefois que cette décision ne signifie pas une suspension de la grève. Les centres de santé, les hôpitaux et les bureaux administratifs restent fermés. Seule la participation à la campagne de vaccination, si les agents sont sélectionnés, est autorisée.
La campagne se déroulera en porte-à-porte du 6 au 15 novembre et couvrira quinze des dix-huit zones de santé touchées par l’épidémie dans la province de l’Équateur. Les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire significativement la propagation de la maladie et protéger les populations les plus exposées.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
