Un okapi piégé n’a pas survécu. L’animal, capturé dans la chefferie de Monganzulu, au Bas-Uélé, est mort malgré une tentative de secours. L’annonce a été rendue publique le dimanche 1er novembre 2026.
Dans la population locale, la nouvelle a provoqué une forte émotion. Plusieurs habitants qui suivaient l’opération avec espoir ont exprimé leur tristesse en apprenant que l’animal avait succombé à ses blessures.
Victor Nanyonzi Mabonda, ingénieur agronome diplômé de l’Université de Kisangani, interprète cet événement comme un signal d’alerte. Pour lui, la perte dépasse celle d’un seul spécimen : l’okapi, espèce emblématique de la RDC, contribue à l’équilibre des écosystèmes forestiers. Sa protection représente aussi un enjeu pour le tourisme scientifique et l’écotourisme dans le Bas-Uélé.
L’expert insiste sur les soins à apporter après un sauvetage : chaque animal sorti d’un piège devrait bénéficier d’une évaluation vétérinaire, d’une stabilisation et d’un suivi spécialisé pour augmenter ses chances de survie. Cela exige une coordination entre autorités locales, services vétérinaires, organismes de conservation et communautés.
Il souligne enfin que la biodiversité est un capital économique et identitaire pour le Bas-Uélé. La protection de l’okapi et de son habitat pourrait favoriser des partenariats et des investissements dans l’environnement et le tourisme durable.
La mort de cet animal à Monganzulu remet en lumière les défis de la protection de la faune sauvage et de la prise en charge des espèces protégées en détresse.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: actu30.cd
