À Butembo, au Nord-Kivu, Victoire s’apprête à rentrer chez lui après 23 jours au centre de traitement Ebola (CTE) de Kitatumba et deux résultats négatifs au virus. Pour cet infirmier, la présence quotidienne de son épouse, Kasoki Zawadi, a contribué à diminuer le stress pendant l’hospitalisation, comme il le raconte dans un communiqué de Médecins Sans Frontières (MSF) publié le 28 octobre 2026.
Chaque jour, Kasoki lui rendait visite de 6 h 30 à 18 h 30. Une vitre en plexiglas les séparait, mais Victoire décrit un soutien concret : «La présence de Kasoki fait vraiment partie des soins. Je me sens réconforté. Quand je la vois, cela diminue mon stress».
Ces visites ont aussi aidé Kasoki à traverser les moments difficiles, notamment lorsqu’un premier résultat négatif a été suivi d’un nouveau test positif. Elle explique que l’accompagnement des psychologues leur a permis de retrouver le calme et de tenir face à cette épreuve.
Victoire pense avoir contracté Ebola en soignant un patient dans un autre établissement de santé. Ce patient avait ensuite été déclaré positif au virus. Le lien avec sa propre contamination reste présenté comme son hypothèse.
À travers ce parcours, MSF souligne l’importance du soutien psychologique pour les patients atteints d’Ebola et leurs proches. L’organisation insiste sur cet accompagnement pendant l’hospitalisation, mais aussi après la guérison, face aux risques de stigmatisation et de rejet communautaire.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
