Félix Tshisekedi a annoncé, samedi 24 octobre 2026, la mise en place d’une équipe préparatoire au dialogue national congolais dès la semaine suivante. Devant les députés nationaux et sénateurs de l’Union sacrée de la Nation, réunis à la Cité de l’Union africaine, le président a également assuré que cette démarche ne visait pas à prolonger son mandat constitutionnel.
Les désignations annoncées concerneront les animateurs du processus, la coordination nationale, les coordinations provinciales et les superviseurs de chaque province. Selon le chef de l’État, deux cofacilitateurs désignés par l’Union africaine, un homme et une femme, appuieront ce dispositif chargé de préparer les travaux.
Félix Tshisekedi dissocie le dialogue de son avenir au pouvoir
Face à l’interprétation qui associe le dialogue à une éventuelle modification de la Constitution destinée à lui permettre de se maintenir au pouvoir, Félix Tshisekedi a affirmé n’avoir aucune intention de dépasser les limites de son mandat. Il a demandé aux membres de sa famille politique de distinguer les réflexions sur la gouvernance du pays de son avenir personnel à la tête de l’État.
Le président présente ce processus comme un moyen de ramener le pays à une certaine normalité et de permettre à l’État de fonctionner conformément aux normes. Il a chargé les élus de l’Union sacrée d’en expliquer le sens à leurs électeurs.
Cette clarification intervient alors que la perspective du dialogue continue de diviser la classe politique congolaise. Certains acteurs y voient une occasion de rechercher des solutions aux crises du pays, tandis que d’autres expriment des réserves sur ses objectifs et les conditions de son organisation.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net
