Une photo sortie de son contexte, une ancienne publication présentée comme récente : avant de relayer un contenu, quelques vérifications peuvent éviter de propager une fausse nouvelle. À Kinshasa, où se poursuit la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, spécialistes, journalistes et acteurs de l’éducation invitent les citoyens, particulièrement les jeunes, à développer ce regard critique.
L’enjeu de l’éducation aux médias à Kinshasa est notamment d’aider les jeunes à reconnaître les informations fiables parmi les contenus qui circulent sur les plateformes numériques. Selon les spécialistes, le partage d’une information non vérifiée peut nourrir la peur, semer la confusion ou porter atteinte à la réputation des personnes concernées.
Avant le partage, regarder la source et la date
La vérification des informations commence par leur origine : un média reconnu, une institution officielle ou un compte anonyme ? Les spécialistes recommandent d’identifier la provenance du contenu, puis de consulter différents médias avant de le considérer comme vérifié.
Un titre ne suffit pas non plus à comprendre un article. Les experts conseillent de le lire entièrement avant de conclure ou de le partager. La date mérite la même attention : une publication ancienne peut circuler à nouveau comme une actualité récente, notamment à propos d’événements politiques, sécuritaires ou sanitaires.
Une image aussi mérite d’être interrogée
Pour les photographies, Google Images et Google Lens sont présentés comme des outils gratuits permettant de rechercher une publication antérieure dans un autre contexte. Cette démarche peut aider à repérer certaines manipulations visuelles.
Face à un contenu qui cherche à susciter immédiatement la colère, la peur ou l’indignation, les spécialistes préconisent quelques minutes de recul avant tout partage. Ce temps de réflexion fait partie des gestes recommandés pour limiter la désinformation sur les réseaux sociaux.
Pour l’UNESCO, l’éducation aux médias et à l’information réunit les compétences nécessaires pour rechercher, analyser, évaluer avec esprit critique et utiliser l’information de manière responsable. L’institution souligne aussi leur contribution à une participation éclairée au débat public : la vigilance avant publication engage ainsi la responsabilité de chaque citoyen.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: radiookapi.net
