Le transfert vers la RDC de Mukena Mwepu Benie, interpellé à Brazzaville dans l’affaire Vally Amisi, doit suivre les procédures de coopération judiciaire entre les deux pays. Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, l’a indiqué le 22 octobre 2026, lors d’un briefing conjoint avec Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Il n’a communiqué ni calendrier ni stade précis de la procédure d’extradition.
Ces explications interviennent près de deux mois après l’arrestation à Brazzaville du suspect recherché dans l’enquête sur le meurtre de l’entrepreneur sportif. Guillaume Ngefa a exprimé sa compassion envers la famille de la victime, tout en rappelant que les démarches devaient respecter les voies légales et les engagements internationaux des deux États.
Un accord de coopération judiciaire à réactiver
Le garde des Sceaux a déclaré avoir rencontré son homologue à Brazzaville après le meurtre de Vally Amisi pour relancer l’application de l’accord de coopération judiciaire entre Kinshasa et Brazzaville. Selon lui, cet accord n’avait jamais été appliqué depuis 1978.
Le ministre a refusé de détailler les démarches en cours. Il a précisé que le dossier engageait les deux États, leurs polices judiciaires et leurs parquets. Ses déclarations exposent ainsi le cadre du transfert éventuel de Mukena Mwepu Benie, sans préciser les prochaines étapes de la procédure.
La responsabilité pénale reste à établir
Dans son communiqué annonçant l’arrestation, le ministère de la Justice avait rappelé que le suspect bénéficiait de la présomption d’innocence. Seule une décision judiciaire définitive peut établir son éventuelle responsabilité pénale.
Une vidéo présentée comme celle de son interrogatoire a également circulé sur les réseaux sociaux. Sa diffusion ne suffit pas à établir les circonstances du meurtre ni les responsabilités des personnes éventuellement impliquées. Les déclarations qu’elle contient doivent être examinées dans le cadre judiciaire, avec le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.
Le corps de Vally Amisi avait été découvert le 10 avril dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Vice-président de Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur établi en Afrique du Sud, il était en déplacement dans la capitale congolaise au moment des faits.
Après le meurtre, les autorités avaient écarté la piste d’un enlèvement par une bande armée et lancé un avis de recherche contre un proche de la victime. Selon les enquêteurs, celui-ci apparaissait à ses côtés sur des images de vidéosurveillance peu avant sa mort. Les autorités avaient également fait état de plusieurs arrestations dans le cadre de l’enquête.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
