Le Nigeria a confirmé mercredi 21 octobre son premier cas de maladie à virus Ebola sur son territoire. La souche identifiée est Bundibugyo, la même que celle responsable de l’épidémie actuelle en République démocratique du Congo (RDC). La patiente, une diplomate, a vu son état s’aggraver jusqu’à une défaillance multiviscérale, selon les autorités sanitaires.
Olajumoke Babatunde, directeur des services de laboratoire de santé publique au Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), a indiqué que trois niveaux de tests moléculaires avaient été effectués, confirmant la souche Bundibugyo. La diplomate était arrivée au Nigeria le 3 octobre par un vol en provenance d’Ouganda. Le ministre de la santé, Muhammad Ali Pate, a précisé qu’elle avait été admise dans un hôpital privé d’Abuja et prise en charge pendant plusieurs jours avant la confirmation du diagnostic.
Une recherche active des contacts exposés
Depuis ce premier cas sur son territoire, le Nigeria a identifié 44 cas contacts, qui sont suivis de près. Les autorités intensifient également les efforts pour retrouver d’autres personnes potentiellement exposées. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que les mesures de prévention et de contrôle des infections étaient renforcées dans l’hôpital privé où la patiente avait demandé des soins.
Une épidémie régionale sous haute vigilance
La RDC fait face depuis le mois de mai à sa 17e épidémie d’Ebola, devenue la plus meurtrière de son histoire. Selon un bilan des autorités sanitaires congolaises, elle a dépassé les 9 000 cas pour 4 381 décès. Le Kenya a récemment déclaré son neuvième cas. Mardi, Jean Kaseya, directeur de l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC), a mis en garde contre une menace extrêmement grave.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
