L’Assemblée nationale a été saisie, mercredi 21 octobre, des violences signalées à Kolwezi, chef-lieu du Lualaba. Dans une motion d’information, le député Alain Kantenga Kapenda a demandé une intervention de son président face aux affrontements entre creuseurs artisanaux et forces de l’ordre. Aimé Boji Sangara a pris acte de cette alerte et promis l’implication du bureau de l’Assemblée.
L’élu de Mutshatsha souhaite que les services spécialisés et les ministères soient alertés. « Vous pouvez compter sur l’implication de notre bureau pour arrêter ces abus », a répondu le président de l’Assemblée nationale.
À Kolwezi, le député alerte sur les victimes et les écoles
Selon Alain Kantenga Kapenda, les affrontements durent depuis lundi et ont causé des morts et des blessés. Il décrit un bilan très lourd, sans avancer de chiffres, et affirme que les hôpitaux sont remplis de blessés et les morgues de corps.
Son alerte concerne aussi plusieurs écoles de Kolwezi. Le député rapporte des irruptions de creuseurs dans ces établissements et dénonce des bousculades, des intimidations et des violences envers les élèves.
Fifi Masuka conteste la fermeture des entités de traitement
Alain Kantenga Kapenda attribue les violences à la fermeture de maisons d’achat de produits miniers, notamment de cobalt, ainsi que de certaines carrières. Les manifestants dénoncent également des contrôles et la fermeture de centres de traitement et de comptoirs d’achat qui, selon eux, compliqueraient la vente de leur production.
Dans une mise au point publiée sur X, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, affirme pour sa part qu’aucune entité de traitement n’est fermée. Elle présente la mission de la commission venue de Kinshasa comme une opération d’assainissement de la filière. Selon elle, cinq entités sur dix-neuf ont été contrôlées.
La gouverneure dit vouloir protéger les creuseurs et leur permettre de vivre de leur travail. Elle évoque la vente à la vraie valeur au Centre de Négoce ainsi que la ZEA 371 pour Kamilombe, et appelle au calme.
Les revendications des manifestants portent aussi sur la mise en œuvre effective des 33 zones d’exploitation artisanale annoncées par le gouvernement. Ils contestent par ailleurs la reprise de certains sites où ils travaillaient, notamment à Kamilombe. Ces demandes accompagnent l’alerte désormais portée devant la représentation nationale.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
