En RDC, plus de quatre millions d’enfants de moins de cinq ans avaient besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë entre janvier et juin 2026. Ces données, rapportées par Actualite.cd dans le rappel de l’alerte lancée en mai 2026 par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), concernent cette période. Elles sont distinctes de la nouvelle alerte mondiale de l’ONU, qui place la RDC parmi les pays les plus touchés par la faim aiguë.
Les enfants et les femmes enceintes particulièrement concernés
Parmi ces enfants, plus de 1,3 million souffraient de malnutrition aiguë sévère ou risquaient d’en développer une forme grave. Le PAM et la FAO avaient souligné que cette forme de malnutrition pouvait entraîner la mort en quelques semaines sans prise en charge rapide. Les agences estimaient également que plus de 1,5 million de femmes enceintes et allaitantes devraient être affectées par la malnutrition aiguë.
Lors de leur alerte de mai 2026 sur la RDC, les deux agences avaient présenté l’ampleur des difficultés alimentaires. D’après les données du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 26,5 millions de personnes, soit près d’un Congolais sur quatre, éprouvent des difficultés à couvrir leurs besoins alimentaires de base.
Une production suffisante, mais un accès à l’alimentation entravé
À Rome, le lundi 19 octobre, António Guterres a appelé à garantir le droit à l’alimentation pour tous à l’ouverture de la 54e session du Comité des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale. Selon l’ONU, quelque 266 millions de personnes connaissent une insécurité alimentaire aiguë dans le monde. La RDC figure parmi les pays les plus touchés, avec le Soudan, le Soudan du Sud, le Yémen et la bande de Gaza.
Le secrétaire général de l’ONU a expliqué que les conflits, les effets du changement climatique et la hausse du coût de la vie compliquent l’accès à la nourriture, alors que la production mondiale suffirait à nourrir toute la population. Les responsables onusiens ont également relevé que les violences, les déplacements de populations et les entraves à l’aide humanitaire réduisent l’accès à l’assistance, y compris dans les régions de la RDC affectées par l’insécurité.
Les Nations Unies demandent aux États de renforcer la prévention des famines et la protection sociale, de faciliter l’accès humanitaire et de garantir un accès équitable à la terre, à l’eau et aux semences. António Guterres a aussi appelé à préserver les approvisionnements en denrées alimentaires et en engrais, tout en évoquant le risque qu’un épisode El Niño particulièrement intense aggrave les difficultés des systèmes alimentaires.
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Article Ecrit par Amissi G
Sources: Actualite.cd, radiookapi.net
