À Kolwezi, dans la province du Lualaba, des acteurs de la société civile contestent le manque de clarté dans l’attribution des permis de séjour et de travail aux ressortissants chinois en République démocratique du Congo. Leur prise de position, rendue publique le samedi 17 octobre, survient après une opération de contrôle conduite par la Direction générale de migration (DGM) au cours de la semaine précédente.
Selon les informations communiquées par ce service, l’opération a abouti à l’interpellation de plusieurs expatriés en situation irrégulière. Pourtant, la société civile affirme que certains expatriés demeurent sur le territoire congolais alors que leurs documents administratifs sont expirés. Elle appelle les autorités à sanctionner les entreprises minières et les unités de traitement qui emploieraient ou hébergeraient ces personnes en infraction.
Léonard Zama, activiste de la société civile à Kolwezi, plaide pour des mesures sévères contre les structures qui permettraient à certains ressortissants chinois de se soustraire aux contrôles migratoires. Il vise en particulier les unités de traitement et les compagnies minières qui, selon lui, continueraient à garder frauduleusement des travailleurs chinois.
De son côté, Albert Ibonga, coordonnateur de l’ONG African Witness for Peace and Justice (AWPJ-ASBL), signale la présence de ressortissants chinois dans le secteur de l’exploitation minière artisanale. Il recommande aux autorités d’examiner les dossiers au cas par cas et d’accorder un moratoire raisonnable aux personnes en situation irrégulière, afin qu’elles puissent régulariser leur situation. Cette démarche, selon lui, contribuerait à préserver la sécurité sociale des creuseurs et à éviter l’insécurité dans les zones d’exploitation artisanale et à petite échelle.
Au moment de la publication de cet article, la Direction générale de migration à Kolwezi n’avait pas encore réagi à ces dénonciations.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
