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COP17 : l’enjeu des 30 milliards de dollars pour la biodiversité

Comment financer les engagements internationaux en faveur de la nature ? Cette question occupe une place centrale dans les premiers échanges de la COP17 sur la biodiversité, rapporte MediaCongo. Le constat présenté est celui d’une mise en œuvre encore limitée : sur les 23 objectifs mondiaux, un seul suit actuellement une trajectoire permettant de l’atteindre.

Les délégations doivent notamment discuter de financements publics à hauteur de 30 milliards de dollars par an d’ici 2030. Ce montant concerne la biodiversité et les écosystèmes dans leur ensemble. Les négociations portent aussi sur la définition d’un objectif financier plus large et sur la réorientation des subventions qui nuisent à la nature.

Quelle place pour les financements privés ?

Les positions rapportées par MediaCongo montrent plusieurs préoccupations. Le Zimbabwe demande que les financements annoncés se concrétisent. L’Ouganda souligne les difficultés à préserver les ressources naturelles lorsque la pauvreté touche une grande partie de la population. L’Indonésie insiste, pour sa part, sur le maintien des financements publics face aux mécanismes privés.

Plusieurs pays européens soutiennent les crédits de biodiversité, un dispositif qui reste controversé. D’après un courriel cité par MediaCongo, leur marché volontaire n’aurait produit qu’environ 7 millions de dollars depuis 2022.

Le Royaume-Uni a annoncé une enveloppe de 1,5 milliard de livres sterling pour la nature sur trois ans. Rapporté à une année, cet engagement représente environ 100 millions de livres de moins que les montants précédemment promis.

Les forêts et les budgets au programme

La protection des forêts illustre les écarts entre les financements évoqués. D’après les chiffres rapportés par MediaCongo, les fonds publics consacrés aux forêts en 2025 équivalaient à seulement 1 % des sommes investies dans une agriculture considérée comme destructrice.

Le bilan de la déforestation varie selon les régions. Le média fait état d’une baisse mondiale de 15 % en 2025 et d’un recul de 41,8 % sur un an au Brésil. En Afrique, les niveaux ont au contraire augmenté. Les délégations doivent examiner les mesures commerciales liées à la protection des forêts, dont le règlement européen sur la déforestation, ainsi que les droits des peuples autochtones et leur accès aux financements.

Douze anciens ministres ayant participé aux négociations de Montréal souhaitent une implication accrue des ministères des Finances. Ils estiment que le fonctionnement économique actuel restreint les budgets disponibles pour tenir les engagements internationaux. Leur appel place au centre des discussions une question économique concrète : les ressources que les États peuvent effectivement consacrer à la biodiversité. Aucune décision finale n’est rapportée à ce stade.

A lire aussi : Tramway de Kinshasa : un projet à 9 milliards de dollars en discussion

Article Ecrit par Amissi G

Source: mediacongo.net

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