Les coalitions de partis d’opposition et organisations de la société civile togolaises réaffirment leur refus de tout dialogue avec le pouvoir. Regroupées au sein du Manifeste Génération Togo, elles exigent la mise en place d’une période de transition, une position qui s’appuie sur un arrêt de la Cour de justice de la Cédéao publié en janvier 2026. Cette juridiction régionale a jugé que Lomé avait procédé à un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Cette prise de position intervient en réaction aux déclarations du ministre des Relations avec les Institutions, Gilbert Bawara, tenues il y a une semaine devant le Parlement. Interpellé par une députée de l’opposition qui déplorait que le président Faure Gnassingbé, également médiateur de l’Union africaine dans les Grands Lacs, privilégie les crises étrangères au détriment de celles de son pays, le ministre a défendu le bilan du chef de l’État et pointé la responsabilité de ses détracteurs. Selon lui, ces derniers refusent le dialogue au sein du Cadre permanent de concertation mis en place par le gouvernement.
Les membres du Manifeste Génération Togo dénoncent ce qu’ils considèrent comme un dialogue de dupes. Nathaniel Olympio, porte-parole de la coalition Touche pas à ma Constitution et membre du Manifeste, affirme que depuis 1990, le régime togolais a organisé une trentaine de dialogues sans qu’aucun n’aboutisse à des résultats. Il estime que les instruments démocratiques ont été instrumentalisés pour confisquer le pouvoir et que la Cour de justice de la Cédéao a décidé que le régime togolais était illégal et illégitime.
Contacté par RFI, le ministre Gilbert Bawara souligne de son côté que le président Gnassingbé s’est toujours montré ouvert à toute initiative de réconciliation nationale et que ses médiations successives sont appréciées dans toute l’Afrique. Pour lui, l’opposition est surtout affaiblie par ses querelles intestines.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net
