Des déplacés ont entamé un retour vers certaines localités du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, après une période d’accalmie observée ces derniers jours, rapportent des sources concordantes.
Ces mouvements sont signalés depuis le jeudi 15 octobre dans les groupements d’Ufamandu 1er, d’Ufamandu 2 et de Nyamaboko 2, notamment à Remeka, Biolo, Bitoyi et Katuunda. D’après les acteurs locaux, les familles concernées avaient passé plus de deux mois en déplacement, principalement dans le groupement de Waloa Loanda, en territoire de Walikale.
La situation sécuritaire demeure toutefois préoccupante. Jeudi matin, les villages de Musimba et de Shovu ont été la cible de frappes de drones kamikazes attribuées au FRN/M23. Aucun bilan humain n’a été communiqué.
La société civile locale appelle à la prudence face à ces retours. Elle signale par ailleurs que de nombreux biens ont été détruits ou pillés pendant les combats, et que les structures sanitaires rencontrent des difficultés d’approvisionnement. Le centre de santé de Biolo, par exemple, manque de médicaments essentiels. Les acteurs locaux demandent une assistance humanitaire d’urgence, en particulier pour les soins et l’accès aux produits de première nécessité.
Entre juillet et début octobre, des affrontements récurrents entre le FRN (anciennement AFC/M23) et les combattants Wazalendo alliés aux FARDC ont touché une grande partie du secteur de Katoyi, la chefferie des Bahunde et une partie du groupement de Ziralo, au Sud-Kivu. Ces violences ont contraint de nombreuses familles à fuir.
Malgré ces premiers retours, les besoins humanitaires et les incertitudes sécuritaires continuent de peser sur les populations concernées.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
