Le groupement Ufamandu 1er, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, a enregistré la destruction de quatre structures sanitaires au cours d’affrontements armés. Ce fait, rapporté par une source médicale de la zone de santé de Katoyi sous couvert d’anonymat, prive de nombreux habitants, déjà contraints de fuir, d’un accès aux soins de base.
Les quatre structures touchées sont le centre de santé Ufamandu, le centre de santé Miano, le centre de santé de référence Katuunda et le centre de santé Nyandeki. Selon cette source médicale de la zone de santé de Katoyi, ces bâtiments ont été endommagés par des bombardements, après le pillage de médicaments qui y étaient entreposés par des personnes non identifiées.
Les combats opposent les rebelles du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo. Cette insécurité a poussé des habitants à abandonner leurs habitations pour se réfugier dans la forêt, où ils se retrouvent sans possibilité simple de se faire soigner.
Les conséquences pour les populations déplacées
La destruction de ces structures et le pillage des médicaments ont aggravé la vulnérabilité des populations locales. D’après cette source, les personnes réfugiées en forêt ne savent plus où aller lorsqu’elles tombent malades et n’ont pratiquement plus accès à un centre de santé. Cette situation augmente les risques de complications et de décès.
Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont les plus exposés. Pour les enfants, l’absence de soins rapides peut aggraver certaines maladies et compromettre leur rétablissement. Les femmes enceintes font face à des difficultés d’accès aux consultations prénatales, à l’assistance à l’accouchement et aux soins obstétricaux d’urgence. Quant aux personnes âgées, leur état est menacé par les conditions précaires de déplacement et le manque de médicaments.
La source médicale alerte sur la crainte pour ces catégories : leur évacuation vers une structure sanitaire devient un véritable défi lorsqu’elles tombent malades dans la forêt. L’absence de soins appropriés contribue à une augmentation des risques de mortalité parmi les déplacés. Aucun bilan chiffré des décès liés à cette situation n’a été communiqué.
Un appel à la paix et à l’approvisionnement médical
Une autorité sanitaire plaide pour la cessation des hostilités et le rétablissement durable de la paix dans le groupement Ufamandu 1er. Elle considère que la sécurité est une condition essentielle au retour des habitants dans leurs villages et à la reprise normale des activités sanitaires.
Elle appelle également à l’approvisionnement des structures de santé en médicaments et autres produits essentiels, afin de permettre aux professionnels de reprendre la prise en charge des malades dès que les conditions sécuritaires le permettront. La remise en état des infrastructures détruites, le rétablissement de l’approvisionnement médical et la sécurisation des zones de retour sont présentés comme des priorités pour limiter les conséquences sanitaires de cette crise.
Dans le territoire de Masisi, les affrontements continuent de provoquer des déplacements de population. La destruction des quatre structures sanitaires illustre les conséquences de l’insécurité sur l’accès aux services sociaux de base. Les populations réfugiées dans la forêt restent confrontées à une double urgence : échapper aux violences armées et trouver des soins pour les malades, dans un environnement où les structures sanitaires locales ont été durement touchées.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
