Mercredi 14 octobre 2026, 84 personnes ont été libérées de la prison urbaine de Kangbayi, à Beni (Nord-Kivu). Parmi elles figuraient 40 civils, 40 militaires et 4 policiers. Cette mesure, décidée par l’auditorat militaire de garnison de Beni, avait pour objectif de désengorger l’établissement pénitentiaire.
L’élargissement concernait des détenus poursuivis pour des infractions mineures ou en attente prolongée de jugement. Les 40 militaires libérés étaient principalement poursuivis pour violation des consignes ou perte d’effets militaires. Ils devront regagner leurs rangs, après être repassés par l’état-major du secteur opérationnel Sukola 1 Grand Nord avant d’être réaffectés dans leurs unités.
Les civils et les policiers libérés ont pu rejoindre leurs familles une fois leurs dossiers régularisés par la justice militaire.
Avant cette vague de libérations, la prison de Kangbayi comptait 2 395 détenus, dont 88 femmes, pour une capacité nominale de 250 places. Cette surpopulation, proche de dix fois les capacités d’accueil, a dégradé les conditions de détention et entraîné des décès récurrents depuis près de deux ans.
Radio Okapi, qui a rapporté l’information, décrit cette mesure comme une « goutte d’eau dans l’océan », soulignant que la prison demeure largement surpeuplée.
Cette décision judiciaire fait suite à un plaidoyer du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme de la MONUSCO à Beni auprès des autorités judiciaires militaires, visant à préserver les droits fondamentaux et la santé des personnes privées de liberté.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
