Le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, Jérôme Bonnafont, a exhorté les parties à respecter et à mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre des processus de Washington et de Doha, lors d’une session du Conseil de sécurité consacrée à la situation en RDC, mardi 13 octobre, sous présidence grecque.
« Nous appelons les parties à la mise en œuvre intégrale et inconditionnelle de la résolution 2773 et des accords conclus sous l’égide des processus de Washington et de Doha », a-t-il déclaré, avant de souligner l’importance du protocole FDLR.
Protocole FDLR et retrait rwandais
Sur la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), le diplomate français a invité le gouvernement congolais à appliquer rapidement le protocole relatif au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement. La RDC a présenté ce protocole au Conseil en juillet dernier.
Jérôme Bonnafont a salué l’implication des autorités congolaises en faveur d’une neutralisation efficace des FDLR et a appelé à la mise en œuvre rapide du protocole. « Nous nous tenons prêts à accompagner toute avancée en lien avec les membres du Conseil », a-t-il assuré.
La France a réitéré son exigence d’un retrait sans condition des forces rwandaises du territoire congolais et de la cessation de tout soutien au M23, conformément à la résolution 2773, adoptée à l’unanimité au lendemain de la prise de Goma au Nord-Kivu et de Bukavu au Sud-Kivu par la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Divergences persistantes
L’accord de paix signé à Washington sous les auspices des États-Unis prévoit la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises. Kinshasa a annoncé un protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement, mais Kigali conteste cette démarche, estimant que l’accord exige une neutralisation et non un tel protocole. Kinshasa défend le désarmement volontaire comme moyen de lever l’argument sécuritaire rwandais.
Au mois de juin, les États-Unis avaient déjà reconnu des difficultés dans l’application de l’accord. La persistance des violences, les accusations réciproques de violations du cessez-le-feu et les divergences d’interprétation continuent de freiner le processus de paix, les populations civiles restant les principales victimes.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
