Le député national Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), a publiquement dénoncé la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée à Goma le 12 octobre. Ce mouvement politico-militaire, présenté comme dirigé par l’ancien président Joseph Kabila avec l’appui de hauts cadres de l’AFC/M23, contredit selon lui les appels à la paix lancés par ce dernier trois jours plus tôt, le 9 octobre, dans la même ville.
Dans une vidéo diffusée sur son compte X, Vital Kamerhe pointe le décalage entre le discours de Joseph Kabila et la création d’une structure armée. « On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en recourant aux armes », affirme-t-il. Il rappelle que l’ancien chef de l’État a dirigé le pays pendant 18 ans et ne peut se présenter comme étranger aux difficultés actuelles. L’élu de Walungu évoque aussi les conséquences humaines des conflits récurrents : déplacements de populations, interruption de la scolarité des enfants, violences subies par les femmes.
Pour le président de l’UNC, la solution passe par le dialogue, non par la lutte armée. « A quoi bon prendre les armes pour finir autour de la table de la négociation, alors que le dialogue aurait pu permettre d’éviter tant de pertes en vies humaines ? », interroge-t-il. Il rejette la rébellion comme mode d’accès au pouvoir et appelle à mettre fin à ce qu’il décrit comme un « cycle interminable de conflits suivis de dialogues ».
Vital Kamerhe a par ailleurs réitéré son soutien au président Félix Tshisekedi, saluant ses mises en garde contre les acteurs jugés responsables de l’insécurité dans l’est de la RDC. L’annonce du FRN à Goma, ville sous contrôle de l’AFC/M23, soulève des questions sur la nature et les intentions réelles de cette initiative politico-militaire.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Sources: Actualite.cd, radiookapi.net, mediacongo.net
