Quatre-vingt-quinze détenus ont été transférés vers la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo-Central. Cette décision, prise après une tentative d’évasion au cachot de Boko, inquiète la société civile locale, qui redoute une aggravation de la surpopulation carcérale et de nouveaux risques sanitaires. C’est ce que rapporte Radio Okapi.
Le transfert fait suite à une tentative d’évasion déjouée dimanche dernier. Selon des sources locales citées par Radio Okapi, plusieurs détenus avaient tenté de s’enfuir en aménageant un passage dans la toiture. Les gardes ont découvert le projet à temps, avant l’intervention de la Police nationale congolaise pour sécuriser les lieux. Les mêmes sources estiment que cette tentative serait liée aux conditions de détention difficiles au cachot de Boko, marquées par la surpopulation et l’insalubrité.
Face à cette situation, les autorités politico-administratives et judiciaires ont décidé de transférer les 95 détenus vers la prison centrale de Mbanza-Ngungu. Mais cette solution ne rassure pas la société civile.
La prison centrale de Mbanza-Ngungu accueille déjà plus de 400 détenus, alors que sa capacité est estimée à environ 150 places. Les nouvelles admissions dans cet établissement avaient été suspendues en mars dernier, sur décision du ministre de la Justice, après une épidémie de choléra qui avait causé la mort de 11 détenus.
Pour les acteurs de la société civile, l’arrivée de nouveaux pensionnaires dans un contexte de surpopulation pourrait accroître les risques sanitaires et détériorer davantage les conditions de détention.
Le procureur de la République près le parquet de Mbanza-Ngungu s’est voulu rassurant. Il a affirmé que des mesures étaient en cours pour améliorer les conditions d’accueil des détenus et prévenir une nouvelle crise sanitaire.
Malgré ces assurances, la société civile appelle les autorités à prendre des dispositions urgentes pour garantir la santé et la sécurité des détenus, tout en recherchant des solutions durables à la surpopulation carcérale.
Pour rappel, la société civile s’est exprimée lundi 12 octobre. Les nouvelles admissions à la prison étaient suspendues depuis sept mois à la suite de l’épidémie de choléra.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
