Huit mois après l’installation des sinistrés de Pakadjuma dans la commune de la N’sele, à Kinshasa, des habitants des quartiers Muntele et Sicotra-Lokali alertent sur la dégradation de leur cadre de vie. Ils décrivent des tas d’immondices qui envahissent les avenues environnantes, notamment l’avenue Kakenza, où vivent plus de 400 ménages.
Des riverains et des élèves de l’ITM-CNPP réclament des mesures urgentes face à une situation sanitaire qu’ils jugent alarmante. Un notable de la N’sele affirme que plus de 400 ménages vivent au milieu des immondices sur l’avenue Kakenza et que cette situation expose la population aux maladies. Il demande aux autorités d’évacuer les déchets et de délocaliser les sinistrés.
À l’ITM-CNPP, les élèves dénoncent des conditions d’apprentissage difficiles et signalent des salles de classe souillées. Ils évoquent aussi des activités présumées de prostitution aux abords de leur établissement. Selon le même notable, les élèves ont manifesté pour dénoncer cette insalubrité.
Des habitants affirment que des eaux usées chargées d’excréments et d’urines menacent régulièrement les parcelles voisines, faisant craindre la propagation de maladies. Lors de la dernière averse, un riverain témoigne qu’il a plu toute la nuit et que chaque habitant était devant sa parcelle pour empêcher les déchets du site de Pakadjuma d’y pénétrer. Il ajoute que les habitants craignent les prochaines fortes pluies, car ces immondices risquent d’envahir les habitations situées en contrebas.
Les habitants de Muntele et Sicotra-Lokali demandent aux autorités d’assainir rapidement le site d’accueil des sinistrés et d’envisager leur délocalisation. Ils redoutent une aggravation des risques sanitaires et environnementaux avec l’intensification attendue des pluies dans la capitale.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
