La ville de Goma, au Nord-Kivu, est confrontée à une découverte macabre qui soulève de vives inquiétudes. Entre dimanche 11 et lundi 12 octobre 2026, au moins quatre corps sans vie de jeunes hommes ont été repêchés dans les eaux du lac Kivu, au niveau du port de Goma. Selon des témoignages recueillis sur place, certaines victimes présentaient des signes de torture et avaient les mains et les pieds liés. Ces faits, documentés par des sources locales, mettent en lumière une situation sécuritaire préoccupante dans une zone sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23 depuis janvier 2025.
Des corps ligotés et des marques de violence
Parmi les victimes identifiées figure Crispin Chuma, un jeune homme d’une trentaine d’années résidant au quartier Les Volcans. Son corps a été découvert dimanche matin. Des témoins ont indiqué que ses pieds et ses mains étaient ligotés et que son cou présentait des marques laissant penser à un étranglement. Ces éléments suggèrent des actes de violence délibérés, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée à ce stade.
Lundi matin, deux autres corps ont été signalés au port Étoile du Kivu. L’un d’eux a été identifié comme étant Emmanuel Chikuru. Sa dépouille présentait également des signes de torture, avec les mains et les pieds liés par des cordes. Ces découvertes successives renforcent l’inquiétude des habitants, qui évoquent des circonstances troubles autour de ces disparitions.
Le récit d’une soirée qui tourne au drame
Selon des témoignages recueillis par ACTUALITE.CD, Crispin Chuma se trouvait samedi soir en compagnie de deux amis alors qu’ils regagnaient leurs domiciles. Les trois jeunes hommes auraient entonné en chemin une chanson hostile à la rébellion de l’AFC/M23. Ils auraient ensuite été poursuivis par des hommes présentés par des témoins comme des militaires du mouvement rebelle. Ses deux compagnons auraient réussi à s’enfuir, tandis que Crispin Chuma aurait été rattrapé puis emmené vers une destination inconnue. Son corps a été découvert le lendemain dans les eaux du lac Kivu.
Ce récit, bien que non confirmé par des sources officielles, est corroboré par plusieurs témoignages concordants. Il met en évidence un climat de peur et d’insécurité pour les jeunes de Goma, qui craignent des représailles en raison de leurs opinions ou de leurs chansons. La prudence reste de mise, car aucune autorité n’a encore communiqué sur ces événements.
Une absence de communication officielle
À ce stade, aucune communication des autorités de l’AFC/M23 n’a été rendue publique concernant ces découvertes. Cette absence de réaction officielle laisse les familles et la communauté dans l’incertitude et l’angoisse. Les quatre corps sont actuellement gardés à la morgue, en attendant des investigations plus approfondies.
La situation à Goma, déjà marquée par des tensions sécuritaires, est aggravée par ces découvertes macabres. Les habitants expriment leur inquiétude face à la recrudescence de la violence et au manque de protection. Les autorités compétentes sont appelées à faire la lumière sur ces événements et à garantir la sécurité des populations.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
