La province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a enregistré 25 nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola en une seule journée, selon le rapport épidémiologique publié dimanche par la coordination provinciale de la riposte. Ces infections ont été signalées dans neuf zones de santé, dont Mabalako, Lubero, Beni, Katwa, Butembo, Musienene, Mutwanga, Oicha et Manguredjipa. Deux cas probables ont également été notifiés à Kyondo et à Beni.
Cette nouvelle vague de contaminations illustre la persistance de la transmission dans plusieurs foyers actifs. La maladie à virus Ebola se propage par contact direct avec les liquides corporels d’une personne infectée ou d’un animal contaminé. Les autorités sanitaires rappellent que l’identification rapide des cas et le suivi des contacts restent essentiels pour limiter la diffusion du virus.
Katwa, Beni et Butembo concentrent l’essentiel des cas
La zone de santé de Katwa demeure la plus touchée, avec 647 cas confirmés et 422 décès depuis le début de l’épidémie. Elle est suivie de Beni, qui totalise 433 cas et 338 décès, puis de Butembo, avec 305 cas et 163 décès. Ces trois zones représentent une part importante du fardeau épidémique provincial.
Au total, 17 zones de santé sur les 34 que compte la province sont affectées par cette dix-septième épidémie d’Ebola. Dans les zones considérées comme des points chauds, 176 aires de santé sur 333 sont touchées, soit 53 %. Cette dispersion géographique complique la riposte, car les équipes doivent intervenir simultanément dans des localités parfois difficiles d’accès.
Un taux de létalité élevé et un suivi des contacts perfectible
Le rapport indique que la province a totalisé 1 908 cas confirmés, dont 1 149 décès et 222 personnes guéries au 10 octobre 2026, soit un taux de létalité de 60 %. Ce chiffre signifie que six personnes infectées sur dix en meurent, ce qui souligne la gravité de la maladie et l’importance d’une prise en charge précoce.
La surveillance épidémiologique a recensé 16 510 contacts actifs, dont 13 021 ont été suivis au cours de la journée, soit un taux de suivi de 79 %. Ce suivi consiste à vérifier quotidiennement l’état de santé des personnes ayant été en contact avec un malade, afin de détecter rapidement tout nouveau cas et de briser la chaîne de transmission. Un taux de suivi inférieur à 100 % laisse toutefois des marges d’amélioration pour la riposte.
Une riposte qui doit s’adapter aux réalités locales
La persistance de nouveaux cas dans des zones comme Mabalako, Lubero ou Manguredjipa montre que le virus circule encore activement. Les autorités sanitaires poursuivent les activités de surveillance, de vaccination et de sensibilisation communautaire. La vaccination des contacts et des personnels de santé fait partie des outils utilisés pour protéger les populations exposées.
Pour les habitants du Nord-Kivu, les recommandations pratiques restent les mêmes : se laver régulièrement les mains, éviter tout contact avec les liquides corporels d’une personne malade, signaler rapidement tout cas suspect et respecter les consignes des équipes de riposte. Ces gestes simples contribuent à réduire le risque de contamination et à protéger les familles.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
