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Djugu : le site des déplacés de Rhôe attaqué par les miliciens CODECO

Une attaque menée lundi matin par des combattants de l’URDPC/CODECO a visé le site des déplacés internes de Rhôe et des localités voisines, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Les faits se sont déroulés vers 6 heures dans la chefferie de Bahema-Nord, sur l’axe Drodro-Laudjo. Les villages d’Asu, dans le groupement de Gobi, et de Ndongbe, dans celui de Buku, auraient également été touchés. Cette nouvelle incursion ravive les craintes d’une dégradation humanitaire dans une zone déjà fragilisée par des déplacements massifs.

Une attaque à l’aube contre des civils déjà vulnérables

Les sources locales rapportent que l’assaut a commencé tôt le matin, prenant de court les habitants. Le site de Rhôe accueille des personnes déplacées internes, une population particulièrement exposée. Les villages d’Asu et de Ndongbe, situés dans des groupements voisins, ont aussi été visés. Cette simultanéité suggère une opération coordonnée, même si les détails sur le nombre d’assaillants ou les dégâts matériels ne sont pas encore connus. Pour les familles déjà contraintes de fuir leurs foyers, cette nouvelle violence signifie un retour brutal à l’incertitude et à la peur. Les déplacés, qui avaient trouvé un abri précaire à Rhôe, doivent de nouveau chercher refuge, souvent sans ressources ni assistance immédiate.

La MONUSCO intervient pour tenter de repousser les assaillants

Des contingents de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) sont intervenus. Leur objectif : repousser les assaillants et protéger les civils. Des affrontements sont signalés dans la zone. De nombreux habitants ont cherché refuge près des positions de la mission onusienne, espérant y trouver une protection. Cette présence militaire est cruciale dans une région où l’accès humanitaire reste difficile. L’intervention de la MONUSCO, bien que nécessaire, souligne l’ampleur du défi sécuritaire : les casques bleus ne peuvent pas être présents partout à la fois, et les populations locales dépendent largement de leur capacité à sécuriser les axes et les sites de déplacés.

Des informations à vérifier et une urgence humanitaire

Sur les réseaux sociaux, des images présentées comme des enfants tués lors de ces violences ont circulé. Rien d’officiel n’a été confirmé à ce stade. La prudence s’impose face à ces contenus non vérifiés, qui peuvent amplifier la panique et compliquer le travail des humanitaires. L’urgence reste la protection des civils, l’évaluation des besoins des personnes ayant fui et la vérification des informations faisant état de victimes. Cette attaque fait craindre une aggravation de la situation humanitaire dans cette partie de Djugu, où les déplacés, déjà fragilisés par l’insécurité, se retrouvent de nouveau exposés aux violences. Les organisations humanitaires devront rapidement évaluer les dégâts et apporter une assistance aux personnes déplacées, dont beaucoup ont tout perdu en fuyant. La communauté internationale, à travers la MONUSCO, est appelée à renforcer sa présence pour éviter de nouvelles tragédies.

A lire aussi : Ituri : identification des déplacés pour un retour volontaire à Djugu ; Ebola à Djugu : trois cas confirmés sur le site de Savo

Article Ecrit par Amissi G

Source: Actualite.cd

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