La sortie de l’ancien président Joseph Kabila sur la crise congolaise a provoqué une réplique immédiate du parti FIDEC. Alix Ntambua, secrétaire général adjoint chargé des relations avec les autres partis politiques, a contesté le bilan des dix-huit années de pouvoir de l’ancien chef de l’État et défendu la légitimité du dialogue national engagé par Félix Tshisekedi.
Un bilan de dix-huit ans contesté
Dans une réaction rapportée par Actu30.Cd, Alix Ntambua a écarté toute leçon de gouvernance venant de Joseph Kabila. Il a évoqué une armée infiltrée, une administration délabrée et plus de 2 000 groupes armés qu’il attribue aux politiques de mixage et de brassage menées sous l’ancien régime. Ces propos, formulés au discours direct, visent à établir une responsabilité historique dans la dégradation sécuritaire du pays. Le cadre du FIDEC a insisté sur la nécessité de ne pas laisser l’ancien président se poser en donneur de leçons, compte tenu de ce bilan qu’il juge accablant.
Le soutien au processus de dialogue national
Le cadre du FIDEC a réaffirmé son appui au dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi. Selon lui, ce processus doit prioritairement contribuer au rétablissement de la paix et à la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a mis en garde contre toute utilisation de ce cadre à des fins d’arrangements contraires aux intérêts nationaux, sans préciser la nature de ces arrangements. Alix Ntambua a également défendu le bilan et les engagements du président Tshisekedi, rejetant les accusations selon lesquelles ce dernier n’aurait pas respecté sa parole. Il a salué le fait que le chef de l’État ait dénoncé publiquement l’agression de la RDC par le Rwanda, y voyant une preuve de son engagement pour la souveraineté nationale.
La question du M23 au centre des accusations
Alix Ntambua a directement lié l’émergence de la rébellion du M23 à l’ancien régime. Il a affirmé que le chaos actuel dans l’est du pays trouve son origine dans les années Kabila et que le M23, combattu aujourd’hui par les forces armées congolaises, a été créé sous cette période. Cette accusation, formulée sans réserve, renforce la ligne de fracture entre les deux camps politiques. Le secrétaire général adjoint du FIDEC a estimé que Joseph Kabila ne peut pas se présenter comme un recours face à une crise qu’il aurait lui-même contribué à créer.
Joseph Kabila avait annoncé, dans son discours, des initiatives pour mettre fin à la crise en RDC. La réponse du FIDEC s’inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des anciens dirigeants et la conduite des affaires publiques sous la présidence actuelle. Les propos d’Alix Ntambua illustrent la polarisation du débat politique congolais, où chaque camp tente d’imposer sa lecture de l’histoire récente et des solutions à apporter à la crise sécuritaire.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
