Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, et les rebelles de l’AFC/M23 se poursuivent dans le groupement Ufamandu 1er, au sud du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Depuis plusieurs jours, les deux camps se disputent le contrôle de localités stratégiques, notamment autour de Ngungu et de Kasaki, où des détonations d’armes lourdes et légères sont entendues depuis les premières heures de la matinée de ce jeudi 8 octobre.
Cette reprise des combats, qui dure depuis environ une semaine, illustre la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie de la province. Les populations civiles, prises entre deux feux, subissent les conséquences directes de ces affrontements récurrents, qui entraînent des déplacements forcés et une insécurité permanente.
Une zone de combats récurrents
Le groupement Ufamandu 1er est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les FARDC et l’AFC/M23. Au cours des derniers mois, plusieurs agglomérations de cette zone ont changé de contrôle à la suite d’offensives et de contre-offensives. Cette instabilité chronique affecte durement les habitants, qui vivent dans la crainte de nouvelles violences et peinent à accéder aux services de base.
Selon les informations recueillies par ACTUALITE.CD, les FARDC et leurs alliés contrôlent actuellement plusieurs localités, dont Miko, Kaleta, Katuunda, Remeka, Nyamiri, Kamuhobe et Miano. De leur côté, les rebelles de l’AFC/M23 sont signalés à Kasaki et Ngungu, où les combats se concentrent actuellement.
Ngungu, un enjeu stratégique
La cité de Ngungu revêt une importance particulière dans ce conflit. Située au sud du territoire de Masisi, elle constitue un point de passage et de contrôle pour les mouvements de troupes et l’accès à d’autres localités. Sa position géographique en fait un objectif militaire pour les deux camps, qui cherchent à étendre ou à consolider leur emprise sur la région.
Les affrontements autour de Ngungu et de Kasaki s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation territoriale. Depuis plusieurs jours, les belligérants s’affrontent dans différentes localités du groupement Ufamandu 1er, sans qu’une issue claire ne se dessine. Cette situation prolonge l’incertitude pour les populations, qui doivent composer avec un environnement sécuritaire imprévisible.
Des conséquences humanitaires préoccupantes
Les combats récurrents dans le territoire de Masisi ont des répercussions directes sur les conditions de vie des civils. Les déplacements de population, les difficultés d’accès aux champs et aux marchés, ainsi que la fermeture temporaire d’écoles et de centres de santé sont autant de conséquences documentées dans les zones touchées par les affrontements.
Bien que les sources ne fournissent pas de bilan précis des victimes ou des déplacements pour les combats en cours, la persistance des violences dans cette zone laisse craindre une aggravation de la situation humanitaire. Les habitants de Ngungu, Kasaki et des localités environnantes restent exposés aux risques liés aux affrontements armés, notamment les tirs croisés et les engins explosifs.
La communauté internationale et les organisations humanitaires suivent de près l’évolution de la situation, mais l’accès à certaines zones reste difficile en raison de l’insécurité. Les efforts de médiation et les appels au cessez-le-feu n’ont pas encore permis de mettre fin aux hostilités dans cette partie du Nord-Kivu.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
