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Droit de réponse exigé après un article d’Actu30.cd

Une mise au point formelle vient d’être adressée à la rédaction d’Actu30.cd. La personne visée par un article publié le 2 février 2025 conteste les accusations portées contre elle et exige un droit de réponse. Elle dénonce des allégations non étayées et annonce d’éventuelles suites judiciaires.

Une contestation fondée sur l’absence de preuves

La plaignante affirme que l’article lui attribue des qualités, des intentions et des affiliations qu’elle juge fausses. Elle souligne que ces affirmations reposent uniquement sur des sources anonymes, notamment un « sécuritocrate » et un « diplomate retraité », sans aucun document ni décision de justice. Elle nie avoir travaillé pour un service de renseignement étranger et dénonce une accusation grave non étayée.

Dans sa demande, elle insiste sur le fait que cette qualification, répétée tout au long de l’article, ne repose sur aucun élément vérifiable. Elle considère qu’une accusation aussi grave ne saurait tenir lieu de fait établi sur la seule foi de sources anonymes et invérifiables. La plaignante rappelle que la liberté de la presse ne dispense ni de la rigueur journalistique, ni de la vérification des faits, ni de la distinction élémentaire entre une information établie, une allégation et une hypothèse.

Le choix de l’avocat et les liens familiaux en question

L’article l’associe à Paul Kagame, à l’entourage de Joseph Kabila et à celui de Moïse Katumbi. Elle réfute agir pour le compte de quiconque et rappelle avoir déposé plainte en son nom propre. Le choix de Me Bernard Maingain comme conseil relève, selon elle, de la liberté du justiciable et ne saurait constituer une preuve d’une entreprise occulte. Elle conteste également toute culpabilité par association fondée sur les liens réels ou supposés de sa famille.

Elle précise que déduire de l’identité de son conseil l’existence prétendue d’un « axe des commanditaires » revient à confondre l’avocat avec son client et à tirer d’une relation professionnelle des conclusions qui ne reposent sur aucun élément concret. Elle ajoute que les relations, opinions ou activités réelles ou supposées de membres de sa famille ne sauraient constituer une preuve de ses propres intentions ou de ses propres actes.

Une procédure judiciaire en cours et des réserves

Concernant les faits de séquestration qu’elle dénonce, elle maintient ses déclarations et réserve ses explications aux autorités judiciaires. Elle estime qu’il appartient à la justice, et non à la presse, d’établir la réalité des faits. Elle rappelle que la présomption d’innocence et le respect de la vie privée doivent prévaloir, même dans le cadre de la liberté de la presse.

L’article affirme qu’elle n’aurait « jamais été séquestrée » et qu’elle aurait été libérée sous pression américaine. La plaignante indique qu’elle réserve ses explications aux autorités judiciaires saisies de cette affaire. Elle maintient les faits qu’elle a dénoncés et les a soumis aux autorités compétentes. Elle souligne que la justice est seule habilitée à se prononcer sur le bien-fondé de sa plainte.

Des suites judiciaires annoncées

La plaignante conteste formellement les accusations et insinuations contenues dans l’article, qu’elle juge attentatoires à son honneur et à sa réputation. Elle se réserve le droit d’engager des actions en diffamation et en injure publique, ainsi que toute demande de rectification et de réparation devant les juridictions compétentes. La rédaction d’Actu30.cd n’a pas encore réagi à cette demande de droit de réponse.

Elle demande la publication de ce droit de réponse dans les mêmes conditions de visibilité que l’article initial. Cette exigence s’appuie sur le principe d’équité entre les parties dans le traitement médiatique d’une affaire judiciaire en cours. La plaignante considère que la divulgation et l’exploitation d’éléments relatifs à sa vie professionnelle et familiale constituent une atteinte supplémentaire à ses droits.

A lire aussi : Plainte CPI contre Kabila et Kagame pour crimes dans l'Est de la RDC ; Denis Mukwege exige un dialogue national après la souveraineté en RDC

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: actu30.cd

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