La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito s’est ouverte lundi 5 octobre à Lusaka, en Zambie. Les représentants de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Angola et de la Zambie, ainsi que des partenaires financiers comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, cherchent à accélérer la mise en œuvre de ce projet d’infrastructure régional.
L’enjeu est de taille : transformer un axe de transport de minerais en un véritable espace économique intégré. Pour la RDC, cela passe par le développement de zones industrielles, d’infrastructures logistiques et de secteurs comme l’agro-industrie et le tourisme. L’objectif est de favoriser la transformation locale des ressources et de diversifier les activités économiques le long du corridor.
Une volonté politique affichée à Lusaka
La délégation congolaise, conduite par le ministre du Plan Guylain Nyembo, a plaidé pour une accélération du projet. Il était accompagné des ministres du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et des Infrastructures et travaux publics, John Banza Lunda. Leur présence conjointe souligne l’importance accordée par Kinshasa à ce corridor, qui relie les zones minières du Katanga au port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique.
Le président zambien Hakainde Hichilema a présenté le corridor comme un levier pour la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il a également salué l’accord entre la Zambie et la RDC sur la modernisation de leurs frontières communes, avec la construction de postes frontaliers à arrêt unique. Ces infrastructures doivent réduire les coûts et les délais pour les opérateurs économiques.
La Banque mondiale annonce un financement ferroviaire
La Banque mondiale a annoncé vouloir accélérer le financement de la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania. Cette infrastructure est stratégique : elle doit renforcer la liaison entre les zones minières de la RDC, la Zambie et l’Angola, et permettre l’acheminement des marchandises jusqu’au port de Lobito. Pour les entreprises congolaises, cela pourrait signifier une réduction des coûts de transport et un accès plus rapide aux marchés internationaux.
Les discussions à Lusaka portent aussi sur le financement des infrastructures énergétiques et logistiques, la facilitation des échanges commerciaux et la réduction des barrières administratives. L’harmonisation des procédures douanières est un point clé pour fluidifier le transit des marchandises entre les trois pays.
Des retombées attendues pour l’économie congolaise
Pour la RDC, le corridor de Lobito représente une opportunité de désenclaver ses régions minières et de stimuler la création d’emplois dans les secteurs de la transformation et des services. Le développement de zones industrielles le long de l’axe pourrait attirer des investissements et favoriser l’émergence de chaînes de valeur locales. La diversification vers l’agro-industrie et le tourisme est également mise en avant pour réduire la dépendance aux exportations de minerais bruts.
Les participants à cette réunion cherchent à passer des engagements aux réalisations concrètes. La prochaine étape consistera à mobiliser les financements nécessaires et à mettre en place les mécanismes de coordination pour la construction des infrastructures. Pour les ménages et les entreprises de la région, l’amélioration des liaisons ferroviaires et routières pourrait se traduire par une baisse des prix des biens importés et une meilleure compétitivité des produits locaux.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
